Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Y a-t-il un courage du ridicule ?

Pour soi comme les autres, en politique comme dans les quotidiennetés familières et banales,le ridicule n’est rien, avancer est tout.

Libé, Sex and Sun…

Dans sa quintessence, je suis heureux que cette « libération de l’abstinence » n’apparaisse jamais comme une méfiance à l’égard du sexe, telle une banalisation de celui-ci qu’on pourrait quitter ou reprendre comme s’il n’était rien d’autre qu’une activité ordinaire.

Apolline de Malherbe, une journaliste émissaire ?

Apolline de Malherbe a eu ponctuellement tort mais personne parmi ses pairs n’a à lui faire la leçon, et le CDJM, à la rigueur, aurait pu s’abstenir ou user d’une autre voie plus discrète pour montrer qu’il existe.

De Charles de Gaulle à Emmanuel Macron : une paresse française

Plutôt que de développer une vision politique nationale et internationale conforme aux lignes de force du gaullisme – en tenant compte, parfois, de son pragmatisme efficace et cynique et de sa détestation des partis -, parce que l’exercice serait trop difficile, voire impossible, on invoque la figure de de Gaulle, on la loue, on l’honore, on commémore. On se dit qu’il est inconcevable d’agir comme lui.

Il faut haïr la loi Avia !

Je prends le risque malgré le vote, préjudiciable à la démocratie, de cette loi Avia : il faut la haïr.

Une contrition par ci, une repentance par là…

Il y a quelque chose de comique dans cette instillation systématique, au bout de trois années de mandat, de regrets, de remords, de promesses, d’engagements. Le nouveau monde rappelé alors que depuis des lustres il est enseveli, à peine nommé, sous l’ancien plus caricatural que jamais.

Le talent, ce mystère…

Le talent est surtout ce qui représente un don, un cadeau, une certitude, ce qui suscite l’envie d’imiter, le bonheur d’estimer, la joie d’admirer, la singulière petite pièce qui met délicieusement en marche le juke-box de la vie.

Des plaintes comme s’il en pleuvait !

A force de n’avoir pas tous les coupables et les condamnations dont elle a besoin, j’ai peur que la société ne se sente pas vengée des offenses qu’elle impute, à tort ou à raison, au pouvoir.