Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Donner la parole au peuple ? Beaucoup trop populiste !

ette dénomination qui se voudrait une injure mais est de plus en plus un honneur vise ceux qui, toutes tendances confondues, ont la faiblesse de considérer que rien d’efficace ne peut être conçu sans une appréhension pleine et lucide de la réalité, aussi dérangeante qu’elle puisse être pour le confort d’idéologies bien au chaud et déconnectées.

Maïwenn met « les nouvelles féministes » KO…

Maïwen les met, ces déchaînées, ces furies, ces injustes, ces ridicules (« le génie lesbien » d’Alice Coffin !), KO. On a besoin, aujourd’hui, plus que jamais, de l’air pur que l’intelligence accordée avec la liberté diffuse parfois.

Emmanuel Macron : jouissance funèbre ou vrai sursaut ?

Saura-t-il être à la hauteur, pour nous, de ce défi qui lui est lancé ? Moins de jouissances funèbres et plus d’actes avec la difficulté, il est vrai, d’un état de droit dont on peut estimer parfois, sur les plans national et européen, que dans sa pureté confortable il ne serve pas l’intérêt national.

Il faut écouter les lanceurs de vagues !

N’est pas lanceur de vagues qui veut. Il faut « être » d’abord, puis arbitrer entre son devoir et son confort. Enfin faire non pas le dos rond mais la personnalité altière, pas arrogante mais sûre de son droit à la pensée libre, à l’expression sans fard. Oui, il faudra dorénavant écouter ceux qui font des vagues.

On ne naît pas criminel, on le devient !

La Justice manque totalement à ses devoirs, quand elle n’ajoute pas à l’exigence de la protection de la société et du souci des victimes, l’obligation de prévenir le délinquant ou le criminel contre lui-même. Bizarrement, à l’issue de ce post, je réunis Victorine Dartois et Samuel Paty victimes, chacun, d’une horreur et d’une faiblesse, communes dans notre sensibilité.

Manuel Valls, quel gâchis !

Quand on entend Manuel Valls, les fleurs, les bougies, les constats, les émotions passent au second plan. Il respire l’action et il piaffe.

La France au banc d’essai…

Le pouvoir tente un pari – le couvre feu – et il espère le gagner. Avoir conscience du caractère aléatoire de ce dernier ne devrait pas interdire d’y croire , rien que pour lui laisser quelque chance de prospérer. Sinon, la France, à force d’être mise au banc d’essai, ne se remettra plus en marche.

Mon général, il faudrait savoir !

S’il faut le croire quand il affirme, moins résolument qu’auparavant – et le sous-titre « Réparer la France » est explicite – que les joutes partisanes ne l’intéressent pas mais qu’il aspire seulement « dans l’urgence, face au délitement actuel, à réfléchir et à construire des projets pour la France », à quelle cause, à quelle personnalité fera-t-il don de son aura et d’une multitude de soutiens qui, à une certaine période, l’espéraient à la tête de l’Etat ?