Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Mauvaises pensées à l’encontre d’une France dévoyée…

Rien n’est encore perdu. On peut toujours arracher l’humanisme des mains de ceux qu’il protège injustement, abusivement pour en faire don à une démocratie métamorphosée qui n’aura plus peur de sa force puisqu’elle la saura légitime.

Pourquoi Emmanuel Macron déteste-t-il la nature ?

On perçoit ce que la nature, l’instinct, la spontanéité ont de globalement dangereux pour EM : ils sont là, immédiats, trop évidents, pas maîtrisables, ils ne peuvent pas être « travaillés », détournés, dénaturés justement.

Voeux…

À l’approche de cette nouvelle année qui sera forcément meilleure que la précédente, c’est une joie pour moi…

La curiosité n’est pas un vilain défaut !

Avec plus de curiosité individuelle et collective, la mauvaise foi diminuerait, la haine se réduirait, le mépris serait moins virulent, le langage se civiliserait et un système démocratique pervers et insultant ne tiendrait plus le haut du pavé !

Un tweet, c’est rien et c’est tout !

Je continue à penser que Twitter, donnant la parole à n’importe qui, souvent anonyme, est certes un fléau mais nécessaire, pas fatalement un cloaque. Un outil formidable, mais contre les dérives et l’extrémisme duquel il faut se battre sans fuir. Mais résister, tenir et répliquer. L’abjection ne passera pas.

Edouard Philippe : l’injustice de la grâce ?

Il est sans doute dur pour Jean Castex d’accepter que tout ce qu’a touché son prédécesseur, aussi imparfait que cela ait été, est sublimé quand ses efforts et ses réussites sont au mieux contestés, au pire tournés en dérision.

Emmanuel Macron : ce qu’on peut dire de lui…

Pas de meilleure démonstration, entre ces éloges contraints quoique sincères d’un côté et cette conscience triste de l’autre, de l’obstination d’Emmanuel Macron à se démontrer d’abord à lui-même, en se représentant en 2022 et en l’emportant, qu’il aura réussi quelque chose d’exceptionnel: présider la France.

Les gens sont méchants !

Non, cet humain, mon frère, mon proche, ce citoyen, cet habitant, comme moi, de la terre, est méchant. Prendre de plein fouet cette certitude déprimante, on n’y peut rien, elle relève des tréfonds, de l’intime, de la pente de chacun, vous met dans un état de désolation, d’impuissance. Et de doute terrible. Et si on l’était, méchant ? Fernand Raynaud ne rirait plus.