Justice au Singulier

Blog officiel de Philippe Bilger, Magistrat honoraire et Président de l'Institut de la Parole

Eric Zemmour, ne dites pas oui !

Face à une telle confusion où le narcissisme prend le pas sur la plausibilité politique, la problématique de l’union des droites perd son caractère incongru, voire utopique, pour certains choquant, et rejoint un terrain éminemment acceptable, à vocation opératoire.

Trump n’est pas Hitler et Finkielkraut n’est pas Cohn-Bendit !

Comme si, dans la vie de chacun, dans le passé comme aujourd’hui, quelles que soient les options philosophiques et politiques, il ne devait pas y avoir une frontière infranchissable préservant le caractère sacré de l’enfant et sa totale dépendance, donc son extrême faiblesse, face aux pulsions indignes d’adultes dévoyés. Le fait de savoir qu’il y a des êtres auxquels on ne touche pas ne dépend pas de la conjoncture mais d’une intangible et permanente éthique.

Alain Finkielkraut débat-il trop ?

Cette position me rend d’autant plus à l’aise pour soutenir qu’AF philosophe de qualité et académicien français devrait dorénavant s’abstenir de s’impliquer sans cesse médiatiquement en se plongeant dans l’écume, l’anecdotique, le superficiel et le contingent. Je sais bien que la mode d’aujourd’hui est de faire participer des philosophes réels ou prétendus à des échanges, sortes de coachings du riche, dans des quotidiens ou magazines. Au mieux ce sont des banalités, au pire des afféteries. Mais de grâce, pour AF, plus lui, plus ça !

Qu’est-ce qu’une fausse gloire ?

Les vraies, les célébrités devant lesquelles on s’incline ont pour dénominateur commun d’échapper profondément à l’arbitraire médiatique, d’être promues et vantées par le citoyen, aimées par le peuple. Un Jean-Jacques Goldman durablement au faîte en est le meilleur exemple.

Olivier Duhamel : ils savaient tous ? Et alors ?

Si on relie tout, ce que la loi interdit, ce que le progressisme libéré suscite, ce que la modernité porte aux nues, il y a un dénominateur commun ; rien ne doit être net, limpide, transparent, d’une belle normalité, sans équivoque affectée. Notre monde est incapable de comprendre que les seules ombres positives ne sont pas celles qui ostensiblement s’affichent mais celles qui enrichissent les fors intérieurs.

Il nous a volé un peu de notre rêve américain !

Il faut raison garder : ce n’est pas la fin du monde et encore moins celle de la démocratie américaine même si je partage le sentiment de beaucoup qu’avec ce Capitole envahi, c’est un peu de notre rêve américain qu’on nous a volé. Un trésor intouchable a été violé.