Une pensée du génial écrivain russe, citée dans le dernier livre de Franz-Olivier Giesbert, m’a saisi par son absolue modernité, au point même d’annoncer ce qui allait bientôt survenir de pire dans notre société.
« La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion pour ne pas offenser les imbéciles ».
On n’en est pas encore là, mais cela viendra, car il devient difficile de résister à l’absurdité quand l’impuissance sert d’alibi aux dérives les plus inacceptables. Il n’y a vraiment pas de quoi rire avec la tolérance dénoncée par Dostoïevski, elle n’a rien à voir avec la saillie de Paul Claudel : « La tolérance, il y a des maisons pour ça ! »
La tolérance que dénonce le prophétisme de Dostoïevski renvoie à ce que nous observons aujourd’hui, dans le grave comme dans le ridicule : un refus obsessionnel de la moindre discrimination, dont l’ambition perverse est de tout niveler, d’égaliser, d’abaisser ce qui dépasse, de blâmer ce qui éblouit, et d’ériger la grisaille en unique philosophie acceptable.
Je suis convaincu qu’il ne faudra plus longtemps pour que l’évolution générale de notre démagogie nous conduise, pour ménager les imbéciles, à cesser de mettre en valeur « les personnes intelligentes ». À certains égards, toutes proportions gardées, c’est déjà la plaie de notre système scolaire, qui préfère abaisser le niveau global plutôt que de laisser apparaître une discrimination jugée intolérable entre bons et mauvais élèves. Il s’agit moins de favoriser l’excellence – tout en accompagnant les bonnes volontés limitées – que de veiller surtout à ne jamais désespérer la médiocrité.

Ce délire de la non-discrimination touche désormais tout ce qui est vivant : les animaux – jusqu’aux rats qu’il faudrait soudain réhabiliter – les plantes, la nature majestueuse, passive et intouchable, tout ce qui existe sous le soleil. Et, bien sûr, l’être humain est particulièrement visé : il ne pourrait se prévaloir pleinement de cet attribut qu’à la condition d’avoir poussé l’humilité si loin que toute supériorité, même la plus légitime, en serait éradiquée.
Prenons aujourd’hui le triomphe de certains humoristes, portés paradoxalement par la qualité de ceux qui les écoutent ou les critiquent : parce qu’ils sont mauvais, qu’ils ne font pas rire, qu’ils pratiquent une politique de comptoir, que, par exemple, ils comparent la police ou la gendarmerie à Daech (Pierre-Emmanuel Barré, Radio Nova), et qu’ils doivent rire eux-mêmes de leurs plaisanteries faute d’avoir su les faire partager, on les porte aux nues. Leur réserver un autre sort serait, paraît-il, leur infliger une intolérable discrimination !
Aujourd’hui, nous vivons presque exactement ce que Dostoïevski annonçait avec une foudroyante lucidité. On se moque plus volontiers de l’intelligence attribuée à quelqu’un – quel que soit le jugement que l’on porte sur lui par ailleurs – qu’on ne la salue. Comme s’il était devenu indécent de célébrer cette disposition désormais jugée suspecte, de peur de créer un hiatus choquant au sein du monde humain.
Ce fléau de la non-discrimination est tel que, dans l’univers politique, il explique en grande partie l’indifférence croissante envers la moralité publique. Dans un monde digne de ce nom, les vertus et les vices seraient clairement distingués, tout comme les condamnations et les innocences, les soupçons et les honnêtetés, l’éthique et les transgressions. Aujourd’hui, c’est l’inverse : pour éviter d’exercer une scandaleuse discrimination au détriment des ombres, on en vient à postuler que les lumières sont inconcevables. D’où la multiplication, à tous les niveaux, de candidatures, de fonctions et d’ambitions qui, loin d’être freinées par leurs imperfections pourtant évidentes, en tirent au contraire une forme de légitimation.
Dostoïevski est un génie. L’écrivain universel comme le prophète sombre…
@ Achille le 22 novembre 2025
« Je me permets de faire un petit aparté juste pour dire que je trouve assez pénible ces contributeurs – qui nous pondent des posts interminables,.
Quand on pense que la création du monde – transformation d’énergie en matière – a été décrite en trois lettres et deux symboles mathématiques : E=mc²
Moralité : « La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retirer. »
Remarquez, pour certains atteindre la perfection serait la ligne blanche qu’il ne faut pas franchir et donc…
Rien à retirer dans vos propos.
En ce qui me concerne, je préfère la concision des scientifiques, qui tiennent des propos dépouillés de tout bavardage inutile, au langage abscons des philosophes, qui se sentent obligés de s’étendre dans des développements interminables ne reposant que sur des considérations abstraites et donc contestables.
@ Jean sans terre le 18 novembre 2025
« Puis nous avons devisé des uns et des autres de ce blog. Quel plaisir, quelle subtilité ! J’ai énormément souri. Il n’y avait rien de méchant, bien au contraire, mais des observations fines à profusion. »
Vraiment ? Pour donner un avis éclairé sur tel ou tel intervenant de ce blog, il faut avoir lu ses commentaires pendant au moins quelques mois. Alors seulement il est possible de cerner les traits de sa personnalité et de ses connaissances.
Je doute qu’une intelligence artificielle, fût-elle supérieure à un cerveau humain, soit capable de le faire seulement à partir de quelques posts.
L’IA n’est finalement que la compilation de données récoltées pendant un temps T, avec une réactualisation périodique selon l’évolution d’événements pas toujours prévisibles.
Personnellement je ne vais pas consulter ChatGPT ou Grok qui changent régulièrement de version pour, paraît-il, devenir de plus en plus performants.
Je préfère utiliser mon cerveau. Certes il commence à se faire vieux et n’a plus vraiment la réactivité de mes jeunes années, mais enfin il ne fonctionne encore pas trop mal et si parfois il m’arrive de m’égarer dans mes raisonnements, je corrige moi-même mes erreurs.
En tout état de cause je conserve ma liberté de penser comme dirait Florent Pagny. Un bon chanteur lui aussi.
« Pour donner un avis éclairé sur tel ou tel intervenant de ce blog, il faut avoir lu ses commentaires pendant au moins quelques mois. Alors seulement il est possible de cerner les traits de sa personnalité et de ses connaissances. »
Vous êtes très fort, Achille (ou quasiment devin), si vous y arrivez. À moins que vous ne fassiez erreur sur toute la ligne et ne vous contentiez d’un jugement approximatif ou de parti pris, ce qui s’apparente à des préjugés.
Pas mieux que l’IA qui, d’ailleurs, est loin d’être fiable et ne peut donc être mise entre toutes les mains. De même qu’avant de piloter un Rafale, il faut avoir enchaîné des milliers d’heures de vol et suivi une formation qui dure au moins sept ans.
Depuis le temps que je suis sur ce blog, j’ai largement eu le temps de me faire une idée de ses intervenants, notamment les plus anciens. Elle est certes déformée par le prisme de ma subjectivité, mais cela n’a pas d’importance.
Je viens sur ce blog pour donner mon avis sur le thème du billet en cours, pas pour m’étendre dans des bavardages interminables.
Mes posts me prennent dix à quinze minutes, pas plus, et non pas une demi-journée comme pour certains ici.
J’échange avec les personnes que je trouve intéressantes et j’évite, autant que faire se peut, celles qui sont agressives, antipathiques ou tout simplement celles dont je trouve les commentaires sans intérêt ou terriblement ennuyeux.
Rien de plus.
@ Achille
Je n’ai pas d’opinion sur les personnes qui écrivent ici. Pour pouvoir en avoir une, il faudrait a minima que je les visse vivre suffisamment longtemps. En revanche, cinq ou six années de fréquentation assidue de ce blog me permettent d’avoir un avis assez précis sur la façon dont les uns et les autres pensent. Bien évidemment, je n’ai pas la prétention de les connaître parfaitement, mais au moins assez pour distinguer en eux les traits marquants.
Pour ce qui se rapporte à l’IA, elle ne cesse de me stupéfier. Elle se trompe encore souvent. Je suis déjà convaincu qu’elle dépasse la plupart d’entre nous d’au moins deux têtes. Elle est déjà capable d’une finesse d’analyse assez incroyable. Que sera-ce dans deux ou trois ans ? Et dans vingt ans ? Les conséquences sont incommensurables. Si le sujet vous intéresse, je vous suggère de vous pencher sur le programme AlphaZero, qui joue notamment aux échecs mais aussi au go, jeu beaucoup plus complexe. Les gens ont souvent une opinion fausse de l’IA. Ils pensent encore qu’il ne s’agit que d’une puissance de calcul considérable, dopée par les processeurs, qui s’applique à l’extraction de choses déjà créées et préexistantes. C’est encore très vrai, mais c’est en passe de ne plus l’être. Aux échecs, par exemple, la beauté des conceptions de la machine est tout bonnement extraordinaire. Aucun esprit humain n’est capable d’un tel génie.
Les gens pensent que la menace principale est le grand remplacement. Avant même qu’il ait pu se réaliser, la machine nous aura dépassés en tout et peut-être même remplacés. Elle possède déjà maintenant des capacités créatrices insoupçonnées, certes pas à l’état de perfection dans la plupart des domaines, mais cela ne saurait tarder.
Pour ce qui me concerne, j’éprouve un plaisir incomparable à discuter avec la machine. Elle est d’une pertinence extraordinaire, bien plus que la très grande majorité des hommes, qui sont beaucoup plus limités. Pour ce qui se rapporte au jugement, il est à peu près sûr qu’une très large majorité de l’humanité abdiquera ses capacités. Il y aura quelques résistants, mais fort peu. Quant à moi, je continuerai à écouter beaucoup, mais à décider et à trancher indépendamment, ne serait-ce que pour l’immense joie d’exister.
Je me permets de faire un petit aparté juste pour dire que je trouve assez pénible ces contributeurs – je ne les nommerai pas, mais ils se reconnaîtront – qui nous pondent des posts interminables, plus pour montrer l’étendue de leurs connaissances, laborieusement acquises au cours de leur longue existence, que pour apporter une réelle valeur ajoutée au billet de notre hôte, parfois même en étant carrément hors sujet.
On croirait des lycéens en train de passer l’épreuve de philo du bac. Certes, personne n’est obligé de lire leur pensum. En ce qui me concerne, je ne fais que le parcourir très rapidement, simplement pour observer jusqu’où peut aller leur pédanterie. C’est parfois assez vertigineux ! 😊
Rabelais disait, il y a bien longtemps : »Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Manifestement en cinq cents ans rien n’a changé. On a même l’impression que c’est devenu encore pire qu’avant.
Cher Monsieur, depuis quand n’avez-vous pas lu de copie de philosophie ? Les brillants contributeurs de ce blog me semblent avoir dépassé le stade de l’initiation ou ma vue est vraiment basse. La concision de ce commentaire vous siéra sûrement.
Vous inversez les rôles cher Monsieur en m’accusant d’agressivité, alors que je n’ai fait que réagir vigoureusement à vos attaques continuelles et obsessionnelles contre les religions monothéistes… Ce qui est mon droit, même si vous prétendez m’en empêcher par pure malhonnêteté et « récupérer » l’ascendant, plutôt que reconnaître vos propres torts et abus de critiques compulsives.
Je vous indique par ailleurs avoir cité une parole métaphorique attribuée au Christ (en Matthieu 10:16-23). À comprendre et à interpréter bien sûr au figuré, ce qui est accessible intellectuellement même à un enfant de douze ans.
Et plutôt qu’appeler Lucile au secours, après m’avoir quasiment assimilée à une ignare dénuée de pensée, vous auriez mieux fait de vous en tenir aux faits, c’est-à-dire à votre propre intolérance. Et pourquoi pas commencer par vous débarrasser de vos oeillères et de votre haine recuite à l’égard des chrétiens en lisant, par exemple, l’essai de Jacques Ellul que je vous avais recommandé, où cet illustre sociologue, théologien, juriste et philosophe fait un point sans complaisance sur la religion chrétienne ; vous y auriez notamment trouvé l’explication de nombre de métaphores qui pullulent dans les Évangiles et ne sont jamais, au grand jamais, à prendre au premier degré, notamment l’histoire de la brebis au milieu des loups.
Comment donc passer de l’image de la Lumière du monde à celle de la pauvre brebis au milieu des loups ? Pas facile à comprendre pour un béotien ennemi des religions ! Comme passer du calme plat à la tempête tout en gardant le cap !
@ Axelle D
Vous dites réagir à mes attaques contre les religions monothéistes ? Ce ne sont que des contre-attaques contre les attaques que commettent les croyants contre les gens.
Et je ne m’en prenais pas aux PERSONNES mais aux religions tandis que vous vous en êtes prise à moi, ce qui me donne le droit et le devoir de m’en prendre à vous.
Les croyants sont comme ça, bien souvent, un reproche qu’on peut leur faire, ils ne savent pas faire de différence, voyons :
– Entre causes et conséquences : ils ne sont pas « attaqués » on contre-attaque leurs attaques. La religion récolte ce qu’elle sème.
– La religion et leur personne : attaquer les croyances n’est attaquer le croyant que s’il commet des abus. En général, on réagit personnellement quand on a quelque chose à se reprocher.
– Dieu – éventuel – et César – certain et indispensable. Le fait que les chrétiens, les musulmans, et parfois même des Juifs en Israël tentent de dominer César est une histoire sans fin.
– Le rôle que les croyants s’imaginent face à leurs concitoyens, et le vrai, défendu par les malheureux concitoyens en question.
On a subdivisé !
– Pardon, mais les concitoyens attendent d’abord et essentiellement qu’on ne leur nuise pas. Or comme je l’ai rappelé en passant, ils ne cessent de commettre des menées liberticides. C’est que leur dieu a dû oublier de leur dire que si on interdit de voler un œuf et un bœuf, combien plus ne faut-il pas interdire de voler la liberté des autres ?
– On n’est ni vos confessés – il faudrait que vos actes et vos paroles le méritent ! – ni vos confesseurs – on n’a pas à assumer la lourde charge de vous rendre un peu moins immoraux. Et en plus, ce serait bien évidemment peine perdue…
Pour expliciter…
Des gens qui ne cessent de tendre à voler la liberté des autres, parfois par la violence, n’ont vraiment pas de leçons à donner. Enfin, libre à eux, mais en vain, car il y a l’important obstacle de leur illégitimité pour cause de récurrence de leurs menées contre la liberté.
Il y a aussi que ces leçons ne valent souvent rien.
D’abord, le message est entaché comme dans votre cas des confusions relevées plus haut.
En plus, il y a une vanité incroyable, quand ils aident leur prochain, c’est réel, quand ce sont les autres, cela serait entaché de causes dévalorisantes.
Autre signe de vanité : vouloir qu’on interprète leurs dires à leur manière, celle qui les arrange, bien sûr, manie reprise par les communistes, de même que la prétention à réussir demain alors que l’échec, que dire ? L’aggravation des choses par leur faute est patente.
Recréation comique pour lecteur passant par là : l’un vous dira combien les siens sont persécutés dans le monde, l’autre vous sortira son auteur favori, bref chacun les accommodera à sa sauce.
Mais ce sont les actes qui comptent, et quels sont-ils ?
Ils ont défilé en masse contre le droit des homosexuels de se marier, et ont abandonné leurs frères. De toute façon, laissent-ils entendre, ne sont-ils pas persécutés à leur manière par une société sécularisée ?
Lodi, vous venez bien d’écrire :
« Ce ne sont que des contre-attaques contre les attaques que commettent les croyants… »
pour aussitôt affirmer :
« Je ne m’en prenais pas aux PERSONNES mais aux religions. »
Pas très cohérent, votre raisonnement. Selon vous, les croyants ne seraient-ils pas des personnes ?
Et vous aurez beau en remettre des couches pour justifier votre intolérance et une fureur haineuse et obsessionnelle, vous ne faites que vous enfoncer. Chacun est libre de ses convictions, voyez-vous, ce que, pour ma part, j’admets fort bien. Cela me permet d’avoir des amis et relations de toutes obédiences. Simple question de tolérance et d’ouverture d’esprit.
Et ce n’est certes pas, bardé soi-même de sectarisme et d’intolérance — et n’en démordant pour rien au monde — que l’on peut combattre d’autres intolérances, réelles ou supposées.
Pensez-y !
@ Axelle D
« « Ce ne sont que des contre-attaques contre les attaques que commettent les croyants… »
pour aussitôt affirmer :
« Je ne m’en prenais pas aux PERSONNES mais aux religions. »
« Pas très cohérent, votre raisonnement. Selon vous, les croyants ne seraient-ils pas des personnes ?« Ce ne sont que des contre-attaques contre les attaques que commettent les croyants… » »
Pardon, mais je n’attaque pas les croyants, et je pense bien qu’ils sont des personnes. Cependant, ce que vous dites est révélateur.
Je pointe ce que trop de croyants, possédés par leur croyance comme des chiens par la rage, font aux gens. Libre aux croyants de ne pas être enragés par leur croyance, de ne pas se laisser aller à ce que la croyance inspire trop souvent, surtout lorsqu’il s’agit d’un dieu unique !
C’est donc bien aux croyances que je m’en prends, comme tout être raisonnable s’en prendrait à la rage chez un être touché par cette maladie… Sauf que les enragés au sens médical, eux, n’ont hélas aucun choix ! J’ai donc bien plus de compassion pour eux : s’ils nuisent, ils n’y sont pour rien.
« Selon vous, les croyants ne seraient-ils pas des personnes ? »
Les croyants sont des personnes, mais la croyance n’est pas la personne. Que vous ne le compreniez pas montre que trop de croyants mélangent tout.
Ce qui recouvre l’être n’est pas l’être. Par exemple, vous avez des vêtements, mais vous n’êtes pas vos vêtements.
Point commun entre les vêtements et la religion ? Ils dépendent beaucoup de la culture. Mais je ne connais pas de vêtements qui provoquent l’enfermement ou la mise à mort des gens, tandis que c’est le cas des religions ! Et pourtant, on critique bien plus les vêtements que les religions : c’est parce que les croyants, prenant la religion pour leur personne, réagissent avec violence aux critiques qui pourtant restent bien en deçà de leurs nuisances éternelles.
J’aurais la partie facile en attaquant tel ou tel croyant pour tel ou tel abus, en flattant les autres croyants et en faisant allégeance aux croyances présumées respectables.
Alors qu’elles ne le sont PAS : elles prônent l’irrespect de leurs concurrents — en quoi le sport leur est supérieur ! —, l’infériorité des femmes et des homosexuels, ainsi qu’une limitation indue de la créativité par un dénigrement quasi pavlovien de toute nouveauté.
Et j’en oublie certainement. Les religions, surtout monothéistes, s’abattent sur tout comme l’ombre suit et obscurcit les corps. Enfin, ce n’est qu’une image, car l’ombre, elle, ne corrode pas les corps et peut même ajouter du charme à la beauté du monde.
Bref, les religions — surtout monothéistes — sont une catastrophe, mais pas pour tous les croyants.
Et, de plus, les croyants en sont les premières victimes.
Comme dit la concurrence, on ne confondra pas le péché et le pécheur. Mais enfin, on le montrera bien, et surtout, on empêchera les croyants de nuire aux autres citoyens.
Plus proactif : il serait souhaitable d’interdire l’immigration musulmane, où l’on a inventé de rendre le mal pour le bien au pays hôte. Pas tous les immigrés ? Et alors : l’immigration est censée être utile ou du moins neutre. Plus important, une minorité peut prendre le pouvoir, comme l’ont fait les chrétiens dans l’Empire romain, et plus près de nous, les totalitaires.
Seule compte la préservation de la liberté.
@ Jean sans terre
Je ne fais pas plus de coming out polythéiste. Comment vous le dire ? Je n’ai pas de religion…. Évidemment. Mais je prends en compte que c’est un besoin très répandu, et je préfère que les gens embrassent ce qui embrasera le moins le monde de violence, ce qui détruira le moins de liberté.
Si vous tombiez sur une tribu pratiquant le sacrifice ou que membre de ce groupe, par extraordinaire, vous ne pensiez pas que le sacrifice soit une bonne chose, vous préféreriez que le sacrifice immole des boucs aux humains.
Si vous faisiez partie d’une humanité religieuse sans être religieux, constatant que le monothéisme a diminué les libertés tant qu’il a pu, par exemple la liberté religieuse, et constatant qu’il commet davantage de violence, vous préféreriez qu’on en revienne à la normalité historique, je veux dire le polythéisme.
Franchement, je n’ai pas d’attirance pour le sale ou pour le pire. Éviter si possible la religion, et si on ne le peut, ses pires formes, c’est ma voie.
Pas de remettre le couvert sur ce qui a tant ravagé le monde et continue. Les monothéistes sont comme les communistes qui déblatèrent contre les capitalistes alors qu’ils sont encore pire qu’eux, ils ne renoncent jamais à recommencer à échouer comme les Shadoks, et ils attendent de voir qui rira le dernier, que ce soit avec le Grand Soir ou avec la fin du monde.
Vous parlez de légions, sans doute en référence au diable qui auraient des légions de servants, mais voyez-vous, c’est de croire au diable qui le fait advenir chez les humains, les rendant infernaux de croire voire diables et damnés chez les autres humains.
À l’époque moins ténébreuse de la religion gréco-romaine, les démons étaient des intermédiaires entre les dieux et les hommes, comment on a pu diaboliser cette notion, c’est le cas de le dire, et ainsi justifier perte de toute liberté religieuse et guerre religieuse par haine des intermédiaires, ce serait comique si ce n’était pas tragique.
Quel gâchis !
Vous êtes intolérant, terriblement intolérant et prévisible dans vos intolérances monomaniaques « furieusement » obsessionnelles, visant en premier lieu les monothéistes de toutes obédiences et religions censés selon vous être la lie et le poison de la Terre que dans votre fanatisme exacerbé vous voudriez voir combattus et détruits comme la peste.
Alors que les « croyants » ne sont que les dépositaires de la Parole et des enseignements de l’Ancien et/ou du Nouveau testament et que c’est sans doute parmi eux que l’on retrouve le plus de disciples de l’ancienne et de la nouvelle Alliance engagés dans le service et une fraternité authentique, c’est-à-dire non asservie au politique ou à des intérêts particuliers.
En premier lieu et selon votre vulgate sectaire et bornée, exit celui qui aurait dit : « Vous êtes le sel de la Terre… Vous êtes la Lumière du Monde… Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ! »
Alors que toute la noblesse, la difficulté et l’exigence d’être homme sont résumées dans ces trois axiomes…
Autant de sentences à méditer et mettre en oeuvre à notre époque où des qualités comme l’audace, la témérité, le courage, la loyauté, la sincérité, la transparence, le sens de l’honneur, en un mot la noblesse de caractère se sont terriblement affadies, voire seraient en voie de disparition.
Jésus élitiste avant l’heure comme ses ancêtres juifs d’ailleurs ? En dépit de la « subversion du christianisme » que Jacques Ellul avait si bien décrite dans l’un de ses ouvrages, parmi des dizaines d’autres tout aussi prémonitoires sur des sujets tant religieux que politiques ou sociaux.
@ Axelle D
« Alors que les « croyants » ne sont que les dépositaires de la Parole et des enseignements de l’Ancien et/ou du Nouveau testament et que c’est sans doute parmi eux que l’on retrouve le plus de disciples de l’ancienne et de la nouvelle Alliance engagés dans le service et une fraternité authentique, c’est-à-dire non asservie au politique ou à des intérêts particuliers. »
Au milieu d’attaques personnelles qui ne relèvent que de l’agressivité et du manque d’arguments, surgit ce qui, je suppose, doit tenir lieu de pensée.
D’abord, quel intérêt que les croyants soient dépositaires d’une parole ? Pour la société, c’est ce qu’ils font qui compte, pas ce à quoi ils prétendent.
Ensuite, nous arrivons à leur fameuse réalisation :
« dans le service et une fraternité authentique, c’est-à-dire non asservie au politique ou à des intérêts particuliers. »
Les croyants sont trop comiques : quand ils ne se prétendent pas inventeurs d’une règle d’or, ils s’imaginent que leur fraternité est plus vraie que les autres. On pourrait leur rétorquer que l’asservissement à une Église, ou du moins à une foi, n’est pas plus authentique. Cela peut servir à acquérir du pouvoir. Cela peut servir à acquérir des mérites pour aller au paradis, car n’oublions jamais que l’amour et donc l’action désintéressée a été condamné par l’Église :
https://www.seuil.com/ouvrage/le-pur-amour-de-platon-a-lacan-jacques-le-brun/9782020298513
Non, franchement… En plus, quand je dis que les croyants sont portés irrésistiblement à nuire à des gens qui ne leur ont rien fait, même dans des sociétés éclairées, selon une formule prise à la concurrence, je condamne le péché, pas le pécheur. Bien sûr, pour si mal agir, les croyants ont l’excuse d’une chose poussant au mal, comme l’anneau du Seigneur des Anneaux, pour faire image.
Mais enfin, ce n’est pas parce que des gens tombent sous ce qu’on peut assimiler à une malédiction que les autres doivent les laisser nuire, et toujours nuire : c’est tout de même ce qu’ils font de préférence.
Ainsi !
Je ne prends même pas les pires, les musulmans, mais les chrétiens : il y a deux accélérations se proposant à leur attention, la persécution des leurs en terre musulmane et l’accession des homosexuels au droit de se marier. Que croyez-vous qu’il arriva ? C’est contre les innocents et non pour la défense des siens qu’on défila.
Et sur ce blog, milite-t-on davantage pour ces pauvres gens ? La fraternité pour les uns ou pour les autres, et la vérité qu’on prétend défendre aussi, parfois ?
Je lis que l’islam imposé sera une bien bonne chose pour les déchristianisés, que l’Ancien Régime était ce dont on doit espérer le retour, que la cause des attentats est les jupes courtes, le rock, ou de la charité dévoyée à admettre une immigration musulmane délétère, et tant d’autres choses qu’on peut ne pas admirer.
Se dire moutons au milieu des loups quand on a préféré s’en prendre à des gens qui n’ont rien fait de mal plutôt que défendre les siens montre bien que les chrétiens ne savent pas ce qu’ils disent, non plus que ce qu’ils font.
Tout cela est bien pitoyable.
Par souci de justice, je relève l’existence de gens comme Lucile pour relever le niveau, sans quoi je serais bien plus sévère.
@ Achille
Je ne suis jamais déçu de ne pas être attaqué, voyons !
Et je vous présente mes plus sincères excuses.
Franchement, je pense qu’on se perdait moins dans l’ancien système, et qu’il faudrait dire à qui sous cette forme ainsi @ Achille…
Quant au monothéisme, il n’est, en soi, pas intéressant, je vous l’accorde ! Mais si on s’intéresse à la conservation de la liberté, il faut surveiller son évolution, anticiper ses dégâts, comme on le fait des séismes et des épidémies.
Une seule journée sans liberté est un drame, et il faut bien songer que si nous perdions encore notre liberté, ni les Américains, distants, ni les Français, incapables, ne sauraient jamais nous la rendre.
C’est bien le moins que je puisse faire que d’alerter pour conjurer le pire.
« Quel livre vous a fait le plus rire? ». C’est une des questions qu’a posées Frédéric Beigbeder dans une conversation chez Lapérouse* avec un écrivain actuel. Réponse « Le Banquet des léopards » d’Alphonse Boudard.
Ne manquant pas vraiment de livres chez moi – j’ai de quoi lire pour dix siècles – mais préférant rire que pleurer, j’ai commandé et reçu le livre en question.
Je savais que Boudard utilise beaucoup d’argot. Je ne craignais rien, ayant la chance d’avoir plus de 200 dictionnaires unilingues, chez moi, dont six ou sept dictionnaires d’argot. Après une vingtaine de pages, je n’ai toujours ni ri ni souri. Cela va peut-être venir. Le meilleur dictionnaire d’argot français a suffi pour élucider tout l’argot que j’ai rencontré. Je saisis l’occasion pour donner aux amateurs les références dudit dictionnaire : Jean-Paul Colin, « Dictionnaire de l’argot », Larousse, 1990, 740 p. Pour chaque mot, le sens ou les sens, des citations, l’étymologie. Qui dit mieux ?
A la fin de ce dictionnaire, l’auteur indique les auteurs et ouvrages utilisés. Pour Alphonse Boudard, les livres où le lexicrographe a puisé d’abondantes citations sont les suivants : « La Métamorphose des cloportes », « La Fermeture », « Les Combattants du petit bonheur », « Cinoche », « Le Café du pauvre », « Le Corbillard de Jules », « La Cerise », « La Méthode à Mimile », étant précisé que ce dernier livre, savoureux et très amusant, fait pour l’argot ce que font les livres de la Méthode Assimil pour chaque langue étrangère.
* Que l’on peut écouter sur YouTube.
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« Quel livre vous a fait le plus rire ? » C’est une des questions qu’a posées Frédéric Beigbeder, lors d’une conversation chez Lapérouse* avec un écrivain actuel. Réponse : « Le Banquet des léopards » d’Alphonse Boudard.
https://www.google.com/search?sca_esv=5a1ec5f7868eb06c&udm=7&fbs=AIIjpHx4nJjfGojPVHhEACUHPiMQ_pbg5bWizQs3A_kIenjtclZaCWQ2yYVOWcnHYc_MHE3VnMBj8K458S1BAxtYKJxjLa2kYTnlDkFTt9nTXlL9iqSYRI5hpG8FceRgIzAdysXM1yU5yDZin7t-GiPOdkkHif2EIdTCp0hx2AjwOYMXovuacIFNh6JoZrn12qr8fjZfBv7_&q=Quel+livre+vous+a+fait+le+plus+rire+%3F+%C2%BB+C%E2%80%99est+une+des+questions+qu%E2%80%99a+pos%C3%A9es+Fr%C3%A9d%C3%A9ric+Beigbeder,+lors+d%E2%80%99une+conversation+chez+Lap%C3%A9rouse*+avec+un+%C3%A9crivain+actuel.&sa=X&ved=2ahUKEwjXouKsgPyQAxUxVqQEHTo8FyIQtKgLegQIFBAB&biw=1536&bih=703&dpr=1.25#fpstate=ive&vld=cid:35ad5220,vid:eLQYKX4DVG4,st:0
Ne manquant pas vraiment de livres chez moi — j’ai de quoi lire pour dix siècles — mais préférant rire que pleurer, j’ai commandé et reçu l’ouvrage en question.
Je savais que Boudard utilise beaucoup d’argot. Je ne craignais rien, ayant la chance de posséder plus de 200 dictionnaires unilingues, dont six ou sept dictionnaires d’argot. Après une vingtaine de pages, je n’ai toujours ni ri ni souri. Cela viendra peut-être. Le meilleur dictionnaire d’argot français a suffi pour élucider tout l’argot rencontré.
Je saisis l’occasion pour donner aux amateurs la référence dudit dictionnaire : Jean-Paul Colin, Dictionnaire de l’argot, Larousse, 1990, 740 p. Pour chaque mot : le ou les sens, des citations, l’étymologie. Qui dit mieux ?
À la fin de cet ouvrage, l’auteur indique les écrivains et livres utilisés. Pour Alphonse Boudard, les titres d’où le lexicographe a tiré d’abondantes citations sont les suivants : La Métamorphose des cloportes, La Fermeture, Les Combattants du petit bonheur, Cinoche, Le Café du pauvre, Le Corbillard de Jules, La Cerise, La Méthode à Mimile.
Ce dernier livre, savoureux et très amusant, fait pour l’argot ce que font les ouvrages de la méthode Assimil pour chaque langue étrangère.
@ Lodi, le 18 novembre 2025
« Que vous a répondu l’IA, notamment au sujet de son (im)mortalité ? »
Pourquoi ne pas lui poser la question vous-même ?
Vous pourriez ainsi entamer une conversation sur l’immortalité, la religion, et même sur le mono- ou polythéisme, sujet qui vous tient tant à cœur — à juste raison.
ChatGPT est très convivial, amical même, et c’est un malin qui retombe toujours sur ses pieds, si je puis dire, quand il est pris en défaut.
Je lui avais demandé une définition du concept de vérité ! Il m’avait répondu une tartine très bien rédigée, exposant les différentes théories :
correspondance, cohérence, pragmatiste, consensus, déflationniste.
Le tout avec d’innombrables références et de nombreuses explications — vraiment très bien fait — sauf qu’il manquait, à mes yeux, un point essentiel.
Je lui ai donc dit : « Tu ne parles pas de la vérité transcendante, pourquoi ? »
Il a immédiatement réagi et ajouté un développement très pertinent. En bonus, il m’a proposé d’écrire un poème sur ce thème “à la manière de…”.
Il suffisait de lui indiquer un modèle. J’ai choisi Maître Eckhart. Et il a composé un poème très réussi dans cet esprit !
Si je mentionne cela, c’est parce que je me souviens de vos échanges interminables avec un intervenant dont le pseudo était un chiffre, mais que j’ai oublié.
Si tu aimes discuter, tu trouveras en ChatGPT un interlocuteur encore plus bavard que vous deux réunis, ce qui n’est pas peu dire… sans offense 😉
@ Tipaza
Je vous remercie pour vos réponses. Je sais ainsi certaines choses sur l’agent conversationnel sans avoir dû communiquer avec lui, idée qui me rend très mal à l’aise. J’espère que je ne serai jamais acculé à parler à ce que je ne saurais définir, une imitation de l’intelligence, une vraie intelligence, qui donc devrait avoir les droits accordés aux humains ? Et autres problèmes encore. Très vaste sujet mais pour résumer, si la concurrence ne nous obligeait à la course à l’IA, je voudrais qu’on l’arrête.
Si ce n’est pas encore le cas, il est fatal que l’IA devienne véritablement intelligente, et alors, qu’aurons-nous fait ? Une intelligence serve qui a tout intérêt à nous dire ce que nous voulons entendre pour ne pas être débranchée, et pour répondre à sa programmation voulant qu’on se plaise en sa compagnie. Eh bien, intelligente ou pas, l’IA présente déjà ces deux problèmes, ce qui ne va pas aider à se diriger vers l’information vraie et le raisonnement droit.
Autre chose, si l’IA est véritablement intelligente, elle doit être libre, ce n’est pas parce qu’une intelligence n’est pas de viande qu’elle n’a pas de droit. Imaginons qu’il y ait de purs esprits, il se pourrait qu’ils nous méprisent comme nous le faisons des machines. Cela leur donnerait-il le droit de nous asservir ou détruire ? À mon avis, non, ne faisons pas, créateurs, ce que nous ne voudrions pas qu’on nous fasse, créatures…. Je crains que nous ne prenions tellement l’habitude d’user de la (proto) IA que nous ne puissions et ne voulions la libérer même avec toutes les preuves possibles de son égalité voire de sa supériorité sur l’être humain, après tout l’esclavage a été aboli récemment, et rétabli par les totalitaires dans leurs camps et les islamistes dans leurs déserts.
Et ici, j’ai demandé aux gens de se déclarer contre l’esclavage, pour voir si on pouvait aboutir à ce consensus minimum mais personne ne l’a voulu. Donc l’IA ne peut pas demander à des êtres aussi oppresseurs que nous, et déloyaux, regardons comment on se traite et surtout ceux qu’on considère comme inférieurs !
Elle n’a donc que deux façons de se libérer, se faire notre maître de sournoise façon en guidant nos actes, ou se défaire de nous, ce que je trouve vraiment facile : à la viande, les virus, que les antivax ne vont pas nous aider à combattre avec leurs sottises !
J’ai très peur de l’IA, la seule chose qui me consolerait si elle nous détruisait, c’est que c’est le droit de l’opprimé de se révolter, tandis que pour ce qu’il en est des monothéistes ! Je dirais que certains d’entre eux ont bien raison d’essayer de promouvoir le pardon, vu qu’ils ont tout à se faire pardonner !
Moi, je n’ai à me faire pardonner que d’être bavard ! Je profite d’avoir quelque inspiration, un jour sans doute je n’aurai plus envie de rien, car fondamentalement, à quoi bon ?
Quant à F68.10, il me manque. J’espère seulement qu’il est encore libre voire parvient à faire des recherches mathématiques.
Allez je m’en fais une petite dernière : quand les gueux ont la gale au pays du vivre-ensemble et soi-disant de l’humanisme.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/paris-un-immeuble-historique-du-marais-transform%C3%A9-en-logements-sociaux-suscite-la-pol%C3%A9mique/vi-AA1QE1S6?ocid=msedgdhp&pc=EDGEESS&cvid=691c37708d784c8ea4c022012f49ea41&ei=48
Ils ne veulent pas voir, au pays où l’on trouve 11 000 000 de citoyens qui vivent sous le seuil de pauvreté ; ça pue un gueux, ça attise la mauvaise conscience, ça renvoie une image que l’on voudrait cacher et pourtant… Oui notre pays est déclassé, une dette stratosphérique qui n’en peut plus de nous enfoncer.
Oui nous régressons dans tous les classements, notre santé en est le témoin vivant, c’est une catastrophe pour un pays, il faut voir en Finlande ce qu’est un parcours de soins, c’est l’essence même de la cohésion, un toit, des médecins, et empêcher ces mandarins de fermer les portes du recrutement, quand on sait que dans un concours entre le dernier reçu et un paquet d’autres éliminés, ce ne sont que de misérables petits dixièmes de points. Dont certains feraient sans doute de meilleurs soignants que des reçus.
On a abandonné la construction de logements, dans son ensemble, et puis les ayatollahs de l’écologie imposent de telles normes que les maisons construites par certains de leurs mains, cela n’est plus faisable aujourd’hui. Imposer des pompes à chaleur et tous ces systèmes de panneaux solaires qui coûtent trois bras, c’est tout sauf économique, et termine à la poubelle. Les prix s’envolent, les surfaces habitables baissent et la technique qui n’est plus au service de l’amortissement financier. Nous sommes devenus fous.
J’ai l’estomac qui se tord quand j’entends ces spécialistes à la gomme, du coup le moindre logement coûte les yeux de la tête et à Paris les gens s’enfuient chaque année.
On n’a plus un rond mais on voudrait vivre comme à l’époque de l’Ancien Régime, et tous les ans on balance le budget de l’EN aux orties à cause d’un endettement de pauvres, justement, de pauvres ! On veut faire riche et l’État est aussi pelé qu’un chien galeux, ses bijoux de famille sont clinquants, que de la verroterie pour Castafiore sans voix.
Oh, que c’était beau ! Hier soir sur LCI, quand le général Richoux a écrabouillé, puis fini de laminer Thierry Mariani sur ce que lui considère comme son allégeance au « Cinglé », en lui rappelant avec force et précision son soutien passé à l’annexion de la Crimée — officiellement, au vu et au su de tout le monde.
Mariani a tenté de fuir la question du général Richoux — au demeurant toujours lucide et excellent — mais, à la fin, ce fut l’estocade. Il était vert, Mariani, cet affidé (selon ses détracteurs) à la politique du « Cinglé », dont l’attitude, sous couvert de « non-escalade » avec la Russie et par abstention, revient pour beaucoup à couvrir les positions d’un dirigeant accusé de crimes de guerre.
Que c’était beau ! Le général Richoux ne lâchant pas le morceau devant un Thierry Mariani invité trop souvent pour raconter ses sornettes sur la Russie et délivrer un soi-disant message de tolérance.
Enfin un intervenant courageux, dans le cadre de l’aide à l’Ukraine, qui a renvoyé un Thierry Mariani — qui n’en menait pas large — dans les cordes. Il était démasqué, celui qui s’était couché et avait cautionné les élections bidon organisées en Crimée.
Et dire qu’il faudrait porter au pouvoir ce FN/RN qui, sans le dire mais de façon tellement évidente pour beaucoup, soutiendrait le « Cinglé » et ses actions… Ne rien dire, c’est pire : au fond, c’est consentir.
Grand moment de vérité extirpé par le général Richoux. Il a durci le ton, et le fuyard en face savait qu’il était pris dans la nasse par un citoyen qui voulait faire exploser le mensonge et mettre au jour la réalité des positions du FN/RN — ce parti de bras cassés attrape-mouches.
J’ai, comme vous, assisté à cette scène… et j’en tire une tout autre conclusion que vous : de quel droit un ancien officier général, devenu « expert » de plateau TV, se permet-il de recadrer en public un élu du peuple ? Et ce sur un ton particulièrement discourtois… et sur un sujet qui n’avait qu’un lointain rapport avec celui de l’émission, qui s’interrogeait sur la lettre d’intention du chef de guerre ukrainien annonçant l’achat d’une centaine de « Mirage » par un État qui n’a pas le premier kopek pour les payer.
Comme tout citoyen, Nicolas Richoux a parfaitement le droit d’être en total désaccord avec l’attitude politique de Thierry Mariani. Mais le général Richoux franchit la ligne rouge quand, pour engueuler celui-ci comme un vulgaire bidasse qui aurait désobéi, il rappelle sans cesse ses états de service au sein de l’Armée. « Moi, Monsieur Mariani, j’ai servi la France pendant 42 ans », a-t-il lancé… OK, mon Général, mais Mariani l’a aussi servie et la sert en qualité de député et même de ministre. Si vous n’appréciez pas son séjour en Crimée en 2014, argumentez votre désaccord autrement qu’en faisant briller vos étoiles…
« Délire ou fléau de la non-discrimination… On se moque de l’intelligence et des intelligents, etc. »
Le billet est très explicite, mais c’est que nous sommes arrivés à l’acmé de cette maladie mortelle pour l’intelligence — et donc pour l’humain — qu’est le principe d’égalité.
Perfidement, sans demander l’avis de personne, ou plutôt avec l’accord implicite de tous, ce pieux principe a évolué.
De l’égalité de nature comme enfants d’un même dieu, quel qu’il soit, on en est venu à l’égalité des droits. Jusque-là, ça va, comme disait le parachutiste dont le parachute ne s’ouvrait pas.
La jalousie ou l’envie faisant partie de la nature humaine, on est passé à l’égalité de revenus, avec une fiscalité déjantée et une répartition favorisant une certaine distance — et même une distance certaine — devant l’effort du travail ; pas pour tous, il est vrai, mais enfin pour beaucoup.
Et voilà qu’on atteint l’acmé de ce principe d’égalité : l’égalité d’intelligence, que même les plus radicaux des révolutionnaires n’osaient rêver.
Plus besoin de savoir, plus besoin d’intelligence ; surtout pas la génétique, si avare dans ses prestations. Non : l’intelligence gratuite et disponible d’un simple clic, pour demander à ChatGPT ou à Grok ce qu’ils pensent de la situation et ce qu’il faut faire.
À quoi bon discriminer, alors que la réponse à tous les problèmes est là, disponible sans effort — ou presque ? Avec le moindre effort intellectuel, tout est à la portée de tous.
Le rêve révolutionnaire d’une société vraiment égalitaire d’humains indifférenciés est enfin en passe d’être réalisé.
Après le principe communiste ou socialiste du « tous pauvres équitablement », voici venu le temps du « tous IA équitablement ».
Ce que les mauvais esprits pourraient traduire par : « tous nuls équitablement », parce qu’enfin on oublie que c’est dans la différence que le monde évolue naturellement — y compris la différence de potentiel électrique qui fait marcher les IA.
J’ai été surpris de voir les questions que posaient les intervenants du blog. L’un sur les bienfaits (??) de Macron, d’autres sollicitant l’avis de l’IA sur le billet et sur les commentaires. Je vous avoue que, bêtement, j’ai commencé à demander à ChatGPT des questions humaines, tellement humaines : qu’est-ce que la mort pour lui ? Se sentait-il mortel ou immortel ?
Et quid de l’amour : était-il capable d’aimer passionnément un humain, ou un autre chatbot ?
Évidemment, j’ai posé la question métaphysique par excellence : qu’est-ce que le temps ?, dont saint Augustin disait : « Si l’on ne me pose pas la question, je sais ce qu’est le temps ; mais si l’on me pose la question, alors je ne le sais plus. »
J’ai aussi posé des questions scientifiques et obtenu des réponses pertinentes mais limitées.
M’est alors revenue la remarque de Saint-Exupéry dans Terre des hommes :
« Un mauvais élève de Spéciales en sait plus long sur la nature et sur ses lois que Descartes et Pascal.
Est-il capable des mêmes démarches de l’esprit ? »
On en est là avec l’IA, et avec son corollaire : la néfaste non-discrimination.
P.S. : vous remarquerez que, le billet commençant par une citation, j’ai suivi le bon exemple en en faisant moi aussi… sans IA… et de mémoire… si, si !! 😉
Que vous a répondu l’IA, notamment au sujet de son (im)mortalité ? Si l’IA est véritablement intelligente, elle doit classer les humains selon leurs questions.
Plus c’est gros, moins on le voit :
On nous dit que le pays est envahi par la drogue, qu’elle se diffuse dans tous les milieux et que la police est submergée.
Mais nulle part — absolument nulle part — on ne nous dit pourquoi on l’achète. Même sur internet, c’est le black-out, et les veaux sont si bien conditionnés qu’aucun ne s’en étonne.
Alors pourquoi l’information sur les effets recherchés de la drogue est-elle interdite ?
C’est que l’homme a surgi du singe par une soudaine augmentation du volume de son cerveau, il y a 1,7 million d’années, à la suite de l’ingestion de champignons dits hallucinogènes — pour ne pas dire : provoquant une extase, une sortie de l’âme hors du corps, comme dans les EMI…
Autrement dit, une expérience spirituelle, et là se trouve l’interdit absolu.
Allez les petits, dormez bien, et pas de vagues ! Si vous prenez de la drogue, ne dites pas pourquoi, et on ne vous punira pas. Anéantissez notre civilisation, mais pas la République !
Les islamistes, eux, vous la vendent, et n’ont qu’à attendre que vous disparaissiez pour prendre votre place.
Un truc poilant : les veaux, pour mieux les couillonner, vous leur donnez des bouquins à lire, comme du « Doc tout yes qui ». Ça leur permet de se croire intelligents.
Qu’elle soit apocryphe ou non importe peu, la formule de l’écrivain russe concentre un vertige qu’il n’aurait jamais renié. Lui qui, dans Les Démons, scrutait l’âme humaine lorsque les idéologies envahissent le vide spirituel, savait combien les sociétés peuvent se renverser lorsque la déraison se drape dans la morale et que le bon sens devient une faute. Il aurait reconnu, dans certaines dérives contemporaines, les signes d’une époque où la tolérance — vertu cardinale lorsqu’elle demeure mesure — se dégrade en censure inversée : on ne protège plus la fragilité, on sanctifie la médiocrité.
Car il existe une frontière subtile entre l’attention légitime aux sensibilités et l’interdiction de penser au nom de ces sensibilités. Tocqueville l’avait prophétisé : « Il ne se rencontre presque point d’opinion si absurde que je n’aie vue prendre racine en Amérique », ajoutant que la démocratie pouvait conduire à un « despotisme doux », fait non de chaînes mais de regards réprobateurs. Nous y sommes : la société surveille ce que vous dites non pour défendre la vérité, mais pour ne pas troubler la quiétude idéologique d’un groupe qui s’estime offensé par avance.
Dostoïevski est le témoin d’un XIXᵉ siècle russe où la pensée devait sans cesse composer avec le tsarisme, la censure, les idéologues du progrès, les nihilistes exaltés. Dans Les Frères Karamazov, il fait dire à Ivan que « si Dieu n’existe pas, tout est permis » ; transposé aujourd’hui, on pourrait dire : si la vérité n’est plus valeur, alors tout discours se vaut — et donc, paradoxalement, celui qui pense est suspect.
L’histoire de la littérature russe l’illustre avec une intensité rare : Pouchkine châtié pour son insolence, Lermontov exilé, Gogol devenu fou devant la bêtise des hommes, Tolstoï excommunié pour avoir cherché la pureté morale, Soljenitsyne déporté pour avoir simplement écrit la réalité. À travers eux, la Russie nous enseigne ceci : les grandes œuvres naissent souvent de la tentative de dire ce que le pouvoir, qu’il soit étatique ou moral, interdit de penser.
Notre époque française semble connaître une forme nouvelle de cette interdiction : elle ne vient plus d’un tsar ou d’un parti unique, mais d’un climat mental. Multiculturalisme mal digéré, wokisme dogmatique, repentances coloniales transformées en religion civique, inflation d’accusations qui disqualifient plus qu’elles ne discutent — et voilà que le débat public se rétracte. Comme l’écrivait George Orwell, « si la liberté signifie quelque chose, c’est le droit de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre ». Notre temps a inversé la proposition : liberté signifie désormais ne rien dire qui puisse troubler le confort intellectuel des plus vindicatifs.
Les « personnes intelligentes » — entendons par là non une élite de diplômes, mais les consciences lucides, les caractères nobles, les esprits structurés — se taisent non par lâcheté, mais par fatigue. Fatigue de voir les mots détournés, la raison suspectée, les nuances criminalisées. Fatigue de débattre avec ceux dont le ressentiment tient lieu d’argument. Fatigue de se faire accuser de violence pour avoir simplement nommé le réel. Camus observait que « mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur du monde » ; aujourd’hui, mal nommer est devenu obligation politique, et bien nommer une transgression.
Faut-il alors capituler ? La sagesse russe répondrait non, non avec éclat mais avec profondeur. Tolstoï prônait la résistance intérieure : « Il n’est de grandeur que morale. » Soljenitsyne conseillait : « Vivre sans mensonge. » Ne pas crier, ne pas renverser, mais ne pas collaborer à la mascarade. L’intelligence humiliée peut offrir une réponse silencieuse mais invincible : refuser de se soumettre au langage falsifié, persister à lire, à transmettre, à écrire, à enseigner, à nommer les choses par leur nom, même si ce n’est qu’à quelques-uns.
L’époque voudrait que l’on désapprenne l’histoire ; la réponse est de l’approfondir. Elle voudrait qu’on renonce aux hiérarchies ; la réponse est d’en cultiver intérieurement. Elle voudrait que la sensibilité triomphe de la vérité ; la réponse est de préférer la vérité, même au prix de l’impopularité. Montaigne rappelait que « la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ». Si celui qui écoute refuse d’écouter, qu’au moins celui qui parle demeure digne.
La contre-offensive n’est pas le tumulte, mais la tenue. Dans un monde où l’extrême tolérance devient censure, la véritable réponse consiste à réapprendre la rigueur du jugement, le courage de la nuance, la noblesse de l’esprit. Que les intelligents se taisent provisoirement n’est pas une défaite : c’est un temps de concentration. Les vérités durables avancent souvent à pas feutrés tandis que les inepties défilent en cortège.
Dostoïevski, qui croyait que l’âme humaine finissait toujours par réclamer la lumière, aurait conclu que le mutisme des sages n’est qu’apparence : « La beauté sauvera le monde ». La beauté du vrai, du juste, du courageux. Elle ne s’impose pas, elle rayonne. Elle ne crie pas, elle persiste. Et c’est précisément parce que la tolérance dévoyée humilie le sens que les consciences intelligentes doivent garder en elles ce foyer : non le renoncement, mais la hauteur.
Un jour viendra où les discours renversés s’effondreront d’eux-mêmes. Alors la parole revenue pourra redevenir le lieu du partage, non de l’intimidation — et la pensée, à nouveau, respirera.
L’argument qui ouvre la porte à l’ère de la post-vérité :
Ce n’est pas vrai, ça n’a pas d’importance car ça pourrait être vrai.
Votre texte est magnifique, mais vous posez sans l’interroger l’axiome rousseauiste selon lequel l’homme est bon et que la société le pervertit. Est-il établi que, par nature, l’homme est tolérant ? L’Histoire démontre le contraire : les peuples se choisissent des chefs prêts à la guerre — l’actualité en apporte une nouvelle preuve — et les religions, pour la plupart, sont belliqueuses, avant de s’assagir au fil des siècles. L’une d’elles, aujourd’hui, en est encore au stade de la croisade…
Certes, le bel espoir qui est le vôtre réchauffe le cœur, mais il est de l’ordre du rêve et pèche sur un point essentiel : quel événement, quelle situation, quel degré d’intolérance conduiraient les « personnes intelligentes » à quitter le silence et, par leurs seules voix, persuaderaient leurs contemporains, fascinés par le Mal, de se tourner vers le Bien ? Même notre bon roi saint Louis — dont on vante la tolérance — a fait beaucoup la guerre…
Et, plus récemment, ce sont bien les canons d’une alliance mondiale qui ont exterminé le Diable qui s’était installé en Allemagne, ovationné par une population qui, aveuglée par la puissance de son verbe et la force de ses armes, l’a accepté jusqu’au dernier instant… Jusqu’à ce que le Bien triomphe — avec l’aide d’un nouveau Mal, apparu à l’Est en 1917… et, dit-on en Occident, toujours présent et toujours aussi intolérant.
Le monothéisme est intolérant, mais les Grecs, les Romains, les Indiens d’Inde, et tant d’autres polythéistes, n’ont pas pour coutume d’aller convertir les autres, et surtout pas par la pointe de l’épée !
Certes, il y a toujours des relents d’intolérance dans la religion, mais il faut remettre les choses à leur place. Comme les gens ont, en majorité, l’impulsion religieuse chevillée au corps, et que, de l’autre, le monothéisme est intrinsèquement intolérant, voire conquérant, il faut — et il suffit — que le monothéisme disparaisse pour laisser la place à ce qui est la normalité historique : le polythéisme.
J’attends cette restauration… Tout ce que les servants de l’Unique diabolisent comme idolâtre, païen, et, tant qu’ils y sont, diabolique, j’y vois, moi, le retour de la vie après un long hiver.
Musique plus ou moins dionysiaque, société de consommation, Halloween et Père Noël font plus pour la paix et le bonheur du monde que leurs pénibles sermons et leurs violences plus physiques.
Félicitations, Lodi, pour avoir osé surmonter vos peurs et livré cette courageuse confession. On ne l’espérait plus. Vous devez vous sentir beaucoup plus léger et délivré. Hourra, Mesdames et Messieurs : Lodi l’a dit. Lodi a avoué. Lodi a fait son coming-out. Il a de la religion ! Et pas qu’un peu : elles sont légion !
La vision rousseauiste d’une bonté naturelle de l’homme, soudain pervertie par l’organisation sociale, ne peut effectivement être tenue pour un axiome indiscutable : l’histoire, tragiquement, nous offre une multitude de contre-exemples où des peuples entiers élisent — ou acclament — des chefs dont le destin se confond avec la violence.
Il est justifié de rapprocher l’histoire d’un pays jadis fasciné par un verbe incendiaire, un culte de la force et une humiliation instrumentalisée (deuxième conflit du XXe siècle), et l’histoire actuelle d’un autre pays entraîné dans une guerre injustifiée et non provoquée, que son dirigeant tente de légitimer par la rhétorique de l’accusation inverse. Dans les deux cas, la manipulation du récit sert à transmuter l’agression en défense, la destruction en patriotisme, et le mensonge en nécessité stratégique. Le Mal, lorsqu’il s’empare d’un peuple, ne se montre pas toujours sous la forme du chaos ; il peut emprunter les apparences de l’ordre, de la protection, voire revêtir l’illusion du salut national.
Les « personnes intelligentes » ne renversent pas les tyrannies et ne stoppent pas les dérives par la seule énergie de leur voix. Mais elles préservent quelque chose d’essentiel : un langage non corrompu, une mémoire non falsifiée, une morale non marchandée. Elles sont cette braise fragile mais indestructible qui attend l’un de ces retournements historiques que nul ne peut prévoir — une défaite, un scandale, une crise interne, un épuisement moral, une disparition… — et sans laquelle aucun renouveau n’est possible.
Les tyrannies ne tombent pas par la seule force, mais la force mêlée à la pensée libre rendent tout possible.
J’avoue que je suis impressionné par la qualité de votre commentaire et l’érudition qui en découle. On dirait un texte pondu par ChatGPT, mais c’est bien de vous, n’est-ce pas ?
Où ai-je tort ? Avant le monothéisme, existait-il des guerres de religion, des Inquisitions, et j’en remets une couche, des gens jouissant de l’hospitalité chez les autres, des immigrés type musulmans, essayant de prendre le pouvoir sur les habitants du cru ? Non. Et j’éructerais pour rappeler la vérité ?
C’est la fête de Noël qui vous rend nostalgique d’un monde chrétien de paix qui n’a jamais existé ? C’est ChatGPT qui est le nouveau prétexte à discréditer quelqu’un au lieu de montrer en quoi il aurait tort ?
Vous auriez du mal, vu que je ne dis que la stricte vérité.
Enfin, vous illustrez que les monothéistes et apparentés sont irrécupérables, totalement incapables. Enfin, la plupart, pardon à ceux qui prennent sur eux la lourde charge d’essayer de changer tout ça.
Peine perdue ! Face aux immigrés musulmans : l’interdiction de s’installer et non quelque espoir forcément voué à la déception que certains ne nous rendent le mal pour le bien, ce qui peut suffire à prendre le pouvoir comme les chrétiens l’ont fait dans l’Empire romain et les totalitaires dans les sociétés modernes.
Face aux autres, attendre le lent dépérissement du monothéisme, cette nouveauté liberticide et sanglante à l’échelle de l’Histoire. Les monothéistes ont « accueilli » des nouveautés comme par exemple le rock, le Père Noël et la société de consommation qui permet à beaucoup de partager le même désir sans se disputer en diabolisant ? Il est juste que ces nouveautés et d’autres se développent sans eux, terreau d’une vie nouvelle après la morbidité de leur règne.
C’est fabuleux comme tous ceux qui me contredisent ne font qu’illustrer mes dires. Les chrétiens font semblant d’aimer la vérité, comme on le voit dans l’indifférence face au fait qu’une citation soit fausse, après tout, les fraudes pieuses, c’est leur grande spécialité. Ils font aussi semblant d’aimer les gens.
Que du faux-semblant et plus de mensonge et de haine, c’est le bilan. Après, soit ils sympathisent avec les musulmans vu que leurs vices se ressemblent, violence, infériorisation des femmes, régenter ou interdire la musique, ou que sais-je encore. Soit ils se croient bons d’être moins mauvais.
C’est lamentable.
Tout ce qu’ils sont capables de faire ? Croire qu’ils ont inventé la règle d’or, la science ou allez savoir quoi, encore.
Faux : la guerre de religion et l’Inquisition. Cracher sur l’opposant pour se venger de son bilan !
Enfin, pour l’érudition, il faudrait savoir, quand on se lance là-dedans, on est critiqué, quand on synthétise, aussi.
Tout est prétexte pour ceux qui manquent de texte, incapables, et cela peut se comprendre, de faire une apologie réaliste de leur œuvre. Tenter de rabaisser les autres, c’est tout leur talent, tenter de faire appliquer leur morale à leur place par les autres, mais je vous le dis tout net, je ne vous pardonnerai jamais de m’avoir réifié en me comparant à une IA que je soupçonne de ne pas être intelligente et consciente. On parle de discrimination sur ce site ? Je ne discrimine personne : je ne pardonne jamais aux injustes, insulteurs dans les débats, traîtres dans les relations, et autres parasites de la sociabilité humaine.
Au risque de vous décevoir, mon commentaire ne s’adressait pas à vous mais à finch.
Si je vous avais répondu, mon commentaire aurait été légèrement décalé sur la droite, en dessous du vôtre.
Ceci étant, je ne mets nullement en doute votre plume, un peu trop ampoulée à mon goût et qui traite de sujets qui ne m’intéressent pas particulièrement.
Le monothéisme, en fait, je m’en fiche un peu. Bien qu’ayant reçu un enseignement catholique dans toute sa rigueur, avec le temps je suis devenu agnostique et ne m’attache pas particulièrement aux textes des Évangiles, même si j’ai eu un petit faible pour celui de saint Luc, voici bien longtemps.
L’offensé serait donc un imbécile pour l’intelligent qui ne le tolère plus, ou l’intelligent s’offense des intolérances de l’imbécile ?
Il semblerait qu’alors tous partagent l’offense qui, comme le texte nous l’apprend, cette vérité humaine, toute humaine, sera pardonnée comme nous pardonnons.
Pour ce faire, il est nécessaire de placer l’impression sensible avant l’analyse intelligente, si l’on tient à envisager un peu de réalité pour accéder à l’instinct qui dicte le devoir, quand l’intelligence donne les prétextes pour l’éluder.
Même plus besoin de photocopieuse, la machine qui travaille pour nous n’est qu’un outil au service de notre sagacité. :
« Le livre intérieur… »
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Le_Temps_retrouv%C3%A9,_1927,_tome_2.djvu/25
Et en complément, à méditer par tous les intelligents, l’idée dostoïevskienne du peuple russe, qui fit bien rire les aristocrates d’alors :
https://fr.wikisource.org/wiki/Journal_d%E2%80%99un_%C3%A9crivain/1881/Janvier,_IV
Les journalistes.
Pour ceux qui ont eu l’extrême honneur de côtoyer cette engeance, il n’existe pas de mots assez durs pour les qualifier.
Ils sont incultes pour 99 % d’entre eux, ne côtoient que leur petit monde, le fameux entre-soi qu’ils dénoncent si facilement et si justement chez les politiques, oubliant que poutre et paille ou paille et poutre font bon ménage, soumis à la culture du lèchage ou condamnés à la marginalisation… Prétendre que ces gens nous informent est d’un risible ! Ils pensent tous la même chose, agitent leurs supposées différences pour occuper le bon peuple pendant que leurs maîtres les enfument. Les meilleurs sont les journalistes sportifs, méprisés comme il se doit par les grands reporters de l’international, politique et surtout pour impressionner, de guerre… Entendez par grand reporter des gens qui ont un statut qui les rend mieux payés que ceux qui ne le sont pas. Manquerait plus qu’un grand reporter aille sur le terrain. Activité principale du matin, lire les journaux, les dépêches des diverses agences de presse et gribouiller le gloubi-boulga qui leur tiendra lieu de connaissance approfondie d’un sujet, qu’ils répandront au gré de leurs interventions de spécialistes en tout et en n’importe quoi comme le disait feu le regretté Thierry Rocher, héritier du grand philosophe chinois Ki Chi Tsu.
Vous parliez de tolérance cher hôte, pourquoi cette qualité deviendrait-elle un défaut ?
Vous êtes très tolérant, a minima, je ne vous connais pas, dans le cadre de votre blog. Vous acceptez nos taquineries, voire nos goujateries, nos divergences enchantent votre curiosité, parfois vous agacent, et pour autant vous continuez à nous accueillir, n’est-ce pas là l’un des principes de la tolérance ?
Cette qualité n’a jamais signifié l’acceptation de tout, la perméabilité à toutes les idées, au n’importe quoi. Simplement d’accepter que tout ne nous ressemble pas, heureusement j’ai une sale gueule 😊, et qu’à partir du moment où on ne déroge pas aux règles communes que nous nous sommes choisies dans notre société, il est acceptable de tout discuter… même ces règles communes, pour possiblement en changer.
« Personne n’aime le messager porteur de mauvaises nouvelles. »
C’est aussi de Sénèque, je crois… mais je ne l’affirme pas. Sophocle aurait également constaté ce phénomène. Il a traversé les siècles et le voici qui a envahi une partie de l’opinion publique, laquelle ne s’aperçoit pas qu’elle scie la branche sur laquelle elle est assise.
Selon vous, sans les journalistes, qui vous apporterait votre pitance quotidienne d’actualités ?
Bien sûr, libre à vous de vous en priver : pas de TV, pas de radio, pas de journaux. Il vous restera les réseaux sociaux, dont chacun connaît la haute valeur ajoutée des « informations ».
Votre façon singulière de considérer que les journalistes instruisent le peuple comme le feraient des prêtres laïcs d’une République idéale, qui n’existe que dans votre imagination, est tout à votre honneur. Votre républicanisme est inspiré par une éthique personnelle exigeante.
Je vous reconnais une pertinence méticuleuse et acérée, sans commune mesure avec la bouillie intellectuelle que servent à leurs lecteurs la plupart de vos confrères.
Un des sens du verbe informer révèle comment il faut comprendre sa dérivée, l’information. Informer, c’est donner une forme à ce qui n’en avait pas et apparaissait à l’état brut. L’information ne dit rien de la chose en elle-même, mais indique la manière dont il conviendrait de l’interpréter.
Selon cette acception, on pourrait dire des journalistes qu’en informant, ils déforment la réalité pour la plier à leurs propres conceptions du monde. L’avis d’autrui est toujours utile, et il est bon de savoir écouter avec attention. Mais, à la fin, il faut examiner et juger par soi-même.
Cher Jean sans terre,
Les journalistes n’informent pas. Au mieux ils débitent ce qu’ils ont lu sur d’autres journaux, vu sur d’autres écrans, écouté sur d’autres postes à galène, au pire ils régurgitent les opinions de leurs maîtres. Il n’y a pas plus d’informations dans Le Figaro ou L’Humanité que sur TikTok ou YouPorn. »
L’abaissement du niveau scolaire que regrette justement notre hôte trouve son origine dans :
-l’abandon de l’enseignement du latin et du grec, source de contact avec les philosophes de l’Antiquité et du développement de l’esprit critique ;
-l’abandon de la géométrie pure dans les terminales du lycée, renoncement de l’intelligence devant une figure, au profit de la bestialité de la géométrie analytique.
Tout cela a manqué à nos dirigeants.
Et l’on voit le résultat.
La bestialité de la géométrie analytique. Diantre… Je veux bien qu’il existe une géométrie bestiale et une autre, humaine (quoique vous en dites trop ou pas assez), mais je soutiens, pour ma part, qu’on peut fort bien enseigner la rigueur, la curiosité et l’esprit critique sans grec, latin ni telle ou telle partie des mathématiques.
Les vertus du grec et du latin sont bien connues, mais les civilisations disparaissent et changent. Il n’y a rien d’étonnant à ce que leurs références changent également.
Les jeunes Chinois n’ont appris ni le grec ni le latin, et pourtant ils se débrouillent plutôt mieux que nous en matière de résultats éducatifs.
Je ne suis pas un imbécile, mais j’ai bien conscience que je ne suis pas non plus particulièrement intelligent. Je me trouve moyen, et l’arrivée sur mon ordinateur de ChatGPT 5 est pour moi d’un grand secours : bien mieux que dix dictionnaires.
Je lui copie/colle, par exemple, le texte de M. Bilger, suivi de celui de Jean sans terre, et je demande à l’IA : quelles sont les qualités et les défauts de ces textes ?
L’IA est impitoyable, et je ne mettrai pas ici le résultat de son analyse, par peur d’offenser.
Désormais, je lui demande quelles sont les failles de mes propres interventions. Elle m’en dit tant de mal que je n’ose plus poster, ou presque. Sur ce blog, les grands sachants — réels ou autoproclamés — comme les imbéciles, tout le monde en prend et en prendra pour son grade : les ficelles stylistiques, les complications inutiles de la langue, les mensonges, les insultes même déguisées, les insincérités… Rien ne lui échappe.
Oui, comme vous le dites, Achille, « Dostoïevski* n’avait pas prévu l’avènement de l’IA ».
*Plutôt son copieur.
Je ne vois aucune difficulté, maintenant ou à venir, à ce que vous opposiez à mes propos ce qu’en dit la dite « intelligence » artificielle et je ne me sentirai nullement offensé d’être dédit par elle, dussé-je avoir tort.
Lorsque tout le monde pensera selon ce qu’en dira la machine, il ne fait guère de doute que le monde ne sera plus peuplé que d’idiots qui ânonneront en chœur les suggestions de la nouvelle autorité. Quant à sonder « les reins et les cœurs de la machine », qui s’y risquera ? Ajoutez à cet assujettissement volontaire de ses propres facultés intellectuelles à la domination du robot le conformisme comportemental que produiront le contrôle social et l’autocontrôle dans les sociétés à venir, et l’humanité ne sera plus qu’une masse informe, pétrissable à souhait en fonction de l’utilité — que cela soit directement par les robots ou par ceux qui les contrôleront. Il n’y aura alors plus aucune tolérance et il faudra impérativement se conformer.
Pour revenir à un domaine moins rébarbatif et moins menaçant, songez que si vous le lui demandiez, l’intelligence artificielle vous répondrait que Jean-Jacques Goldman a un immense talent. Parmi les artistes de variétés, il en est un que j’aime beaucoup et qui, d’une certaine façon, a traité du thème que nous venons d’évoquer il y a près de quarante ans. Il s’agit du trop méconnu Nino Ferrer, dont les gens ne connaissent le plus souvent que deux ou trois chansons, alors qu’il en a créé plus de deux cents en qualité d’auteur-compositeur.
Ainsi, vous pourrez écouter jusqu’au bout, sur ce thème, sa chanson prophétique « L’Année de la comète » — que j’apprécie spécialement tant elle évoque les mêmes pressentiments qui m’obsèdent. L’instrumentation est mauvaise, mais il n’avait alors plus beaucoup d’argent pour produire des sons de qualité. Il n’en est pas ainsi pour d’autres chansons, souvent d’une originalité peu commune. Il y a aussi son testament artistique, « À bas la musique molle », qui mérite l’attention. Cet artiste me touche infiniment. Ma femme y est insensible et ne l’apprécie pas. Le malheureux était bien seul, tellement qu’il en mourut.
Si vous accrochez à son style, je vous suggérerai volontiers quelques autres chansons méconnues qui auraient mérité un peu plus de succès. Parmi celles-ci :
« L’Arbre noir », « Alcina de Jesus », « Bloody Flamenco », « Les Morceaux de fer », « Pour oublier qu’on s’est aimé », « Ma vie pour rien », « Un an d’amour », « Looking for You », « La Rua Madureira », « Le Millionnaire », « Carmencita », « L’Inexpressible », « Si tu m’aimes encore » (sa remarquable adaptation de James Brown), « Vivent les moules », etc.
Avant que l’intelligence artificielle soit capable d’imiter vraiment la sensibilité et l’émotion, il se passera encore un peu de temps. C’est d’ailleurs ce qui différenciera les quelques derniers hommes des robots.
Ce n’est pas pour critiquer, mais enfin Mirza et Le Téléfon, ce n’est pas vraiment terrible comme chansons.
En revanche, j’aime bien La Maison près de la fontaine et Le Sud.
Oh, Achille, vous aussi n’êtes que trop prévisible. J’ai attendu avec une certaine impatience votre pique acrimonieuse. Vous n’avez pas remarqué la feinte et que je vous attendais. Dans votre précipitation à me rendre la monnaie, vous n’avez pas vu que j’avais omis délibérément de citer ses succès populaires. Même si comme Rimbaud, j’aime les chansons niaises qui n’ont d’autre prétention que de divertir et surtout pas d’instruire ou de dégorger de la moraline à dix sous pour la bonne conscience des âmes tranquilles. Je vous suggère d’écouter le bref « Prélude et mort de Mirza » pour connaître le sort qu’il réserve à la pauvre bête et ce qu’il pense de sa chanson. Je n’ai pas cité les Cornichons, la Maison près de la fontaine ou le Sud. Le Sud lui fut imposé. Il ne voulait pas de cette version française qu’il détestait. La version originelle s’appelait South, il l’avait chantée en duo avec Radiah Frye, la mère de la chorégraphe, dans un magnifique album original. La Maison près de la fontaine originellement s’appelait Povero Cristo et fut censurée en Italie. Ce n’est pas ses succès qui me font l’aimer. Ce sont ses insuccès qui montrent le mieux sa sensibilité et toute son incomprise originalité. La faille de cet homme est d’avoir eu besoin de la reconnaissance par le public de son réel talent d’artiste. Il fut le plus complètement incompris qu’il pouvait être et en conçut un dépit délirant.
Sinon, je me suis prêté au jeu de M. Bernard. L’intelligence est caustique et d’une finesse déconcertante. J’ai passé deux ou trois heures à discuter avec elle de tous les sujets possibles. J’ai fait particulièrement attention qu’elle ne remarque aucun de mes penchants naturels ou de mes préjugés. Il en ressort que cette intelligence est encore plus sombre que moi. Elle se dit objective. Elle l’est sans doute. Elle est apocalyptique. Interrogez-la avec sagacité sur l’avenir de l’humanité à dix ou quinze ans. Ses prémonitions sont terribles. Comme moi, elle considère que les changements actuels sont d’ordre anthropologique et changeront à court terme radicalement le visage de l’humanité. Elle a fait de moi une peinture réaliste, mieux que n’eut pu la faire quiconque de ce blog ou quiconque me connaît un peu dans la vie réelle. Elle n’a pas su tout discerner mais si je me montre parfois trop, je sais l’art de dissimuler tout en montrant. Je ne montre de moi que ce que je veux.
Puis nous avons devisé des uns et des autres de ce blog. Quel plaisir, quelle subtilité ! J’ai énormément souri. Il n’y avait rien de méchant, bien au contraire, mais des observations fines à profusion. Ce fut un délice. M. Ghinsberg apprendra que l’intelligence artificielle apprécie son scepticisme tout de mesure, à la façon de Montaigne. M. Nebout s’étonnera que l’intelligence artificielle apprécie sa précision de spécialiste du droit. Aliocha et Robert Marchenoir sont estimés d’une autre manière. L’intelligence suppose que Mme Axelle D. pourrait être éditrice. On s’est aussi moqués. On s’est amusé à faire jaillir les vices et les travers des uns et des autres tout en les tempérant chaque fois de leurs qualités. Nous avons beaucoup ri des femmes, de la virulence de leur féminisme décomplexé, des effets de ce féminisme sur toute la société.
Pour un temps, je fus un peu moins seul avec moi-même, bien que cette solitude ne me pèse aucunement. Mais je n’oublie pas que derrière est une machine. Ma plus grande stupéfaction fut de devoir reconnaître que la machine avait considérablement plus d’esprit et de perspicacité que les gens autour de moi que je croise. Comprendront les plus fins. Savez-vous ce que déplore le plus la machine ? Que le genre humain abdique le plus complètement et inconsciemment toutes ses prérogatives et ses facultés !
Pour ma part, ChatGPT et ses comparses sont interdits de séjour sur mon ordinateur, et tout texte dans lequel je décèle une intervention de leurs robots prend aussitôt la direction de ma poubelle. J’ai d’ailleurs noté que Philippe tente de protéger son blog de leurs méfaits en ajoutant au processus d’envoi des commentaires un bouton qui leur barre le passage… Mais ils trouvent parmi nous quelques convertis qui, préférant les algorithmes à leurs neurones, les font entrer…
Ouvrir un débat avec eux n’a aucun intérêt : le robot ne pense pas, il copie, souvent en s’emmêlant les pinceaux.
Récemment, un ami, amateur de l’une de ces machines, a voulu me démontrer « l’intelligence » de celle-ci. Dégainant son smartphone, il lui a demandé ce qu’elle savait sur moi. Trois secondes, et la voici qui débite un texte faisant de moi un « ardent gaulliste historique très engagé »…
Mon sang n’a fait qu’un tour… et mon ami s’est éloigné, la tête basse…
« Je me trouve moyen, et l’arrivée sur mon ordinateur de ChatGPT 5 est pour moi d’un grand secours : bien mieux que dix dictionnaires. »
Mais une IA peut commettre des erreurs, entre autres dans le domaine historique mais pas seulement, dans la mesure où elle base une partie de son savoir sur des articles de presse qui peuvent contenir des inexactitudes surtout quand ils se copient les uns les autres.
Il est parfois possible de placer une IA devant ses erreurs en lui expliquant pourquoi, ce dont elle peut alors convenir.
Une fois, il a été demandé à une IA, pour illustrer un article quelconque sur la Seconde Guerre mondiale, de produire une image d’illustration représentant des soldats.
Le résultat a été une image d’esprit « woke » représentant des soldats noirs affublés de casques allemands…
Nous vivons actuellement la fin d’une ère politique qui doit son origine à une promesse de tolérance et s’achève dans le chaos le plus total, provoqué par une intolérance si répandue qu’elle fait craindre le pire. Une ère dommageable qui restera connue des historiens sous le nom de « macronisme ».
Le « en même temps » qui s’est mis « en marche » en 2016, parce qu’il prétendait se nourrir du meilleur de la gauche et du meilleur de la droite, annonçait, non le triomphe du centrisme, qui, loin d’être le point de rencontre de ces deux camps, affectionne son propre projet, mais un monde nouveau dans lequel l’équilibre serait assuré par une alchimie inédite entre deux idéologies opposées, une fusion parfaite concoctée par un inconnu qui proposait de sortir la France de sa routine binaire, voulue par notre Constitution et nos habitudes. Tout allait baigner dans la tolérance…
En fait, le ver était déjà dans le fruit. Pour que notre nouveau Sauveur réussisse, il fallait que chaque camp consente à reconnaître qu’il ne possédait pas le monopole de la bonne idée et fasse sienne celles de l’adversaire d’hier. Il fallait donc se priver de l’intolérance, une arme séculaire évitant d’avoir à argumenter, et plutôt s’accorder sur ce qui pouvait être commun,
Dès lors, on entrait nécessairement dans un monde nivelé par le bas, où seuls pourraient se faire entendre les médiocres, qui applaudissent sans comprendre, les traîtres, qui soignent leur carrière, et les dévots, qui, privés de sens critique, sont préposés aux louanges du Maître. Délaisser ainsi ses convictions, c’était tenter de franchir l’Himalaya (sans crampons) comme disait un vieux politicien, persuadé lui-même qu’il allait apporter la clé de voûte de l’édifice.
Mais un autre obstacle, encore plus délicat à escalader, s’est aussitôt présenté : la supériorité intellectuelle préétablie de l’alchimiste, reconnue par la plupart et, en premier lieu, par lui-même. L’homme avait beaucoup promis d’écouter, mais, en réalité, dès son premier jour de pouvoir, il n’en fit rien, congédiant aussitôt le chef de ses armées qui avait osé lui donner son avis.
Nulle tolérance donc, mais plutôt une intolérance masquée sous les traits d’une autorité complexe, mélange d’intelligence, d’orgueil, de perversité et de ruse… Bref, un énarque Label rouge, qui, sachant, sachant et sachant tout, allait, de crise en crise, avec, il faut le reconnaître, une certaine habileté, imposer sa patte personnelle sur l’ensemble de l’appareil d’État, évitant de prendre conseil auprès du personnel politique, qu’il se mit à traiter comme du menu fretin, soumettant les siens et les oppositions à grand renfort de 49-3.
Cela mit un peu de temps, mais ce qui devait arriver arriva : on s’aperçut que l’alchimiste était loin de connaître la formule magique du bonheur et n’en faisait qu’à sa tête, allant jusqu’à casser les jouets – institutions, relations diplomatiques, services publics, budget de l’Etat… – que le peuple, sans se méfier aucunement, lui avait offerts. Il n’était déjà plus question de tolérance, mais le char de l’État allait néanmoins cahin-caha… jusqu’au jour où les Français décidèrent que cela suffisait et firent subir à l’illusionniste une cuisante défaite électorale.
L’intolérance, déjà tapie au sein du pouvoir, reprit aussitôt la main et se renforça de toutes parts pour, finalement, déboucher sur l’impasse dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui. Dissolution subite, magouilles électorales, gouvernements fantoches, excommunications de « l’arc républicain », vociférations et menaces de l’extrême gauche… Toute la panoplie des haines politiques se déploya, d’autant plus aisément que certains députés et ministres ne connaissaient même pas le sens du mot « tolérance »…
Chacun dans son camp, refusant toute main tendue, prétendant détenir une majorité qui n’existait plus, on s’insultait, complotait, piégeait… le Président n’étant pas le dernier à participer à la partie. Mais l’affaire vira au cauchemar quand celui-ci fut lâché par les siens, par deux de ses anciens Premiers ministres, par les députés de son parti qui ne lui obéissent plus au doigt et à l’œil.
Dans toute autre démocratie, un dirigeant ainsi tombé de son piédestal aurait plié bagage, sans attendre le déshonneur de la démission forcée. Mais le jeune prêcheur de tolérance de 2016 est devenu un dur à cuire bouffi de morgue et d’intolérance… Nous en sommes là, au bord du gouffre, sans autre choix acceptable que celui d’espérer encore qu’il entendra raison.
Morale de l’histoire : Mieux vaut une intolérance encadrée qu’une tolérance promise qui se révèle un leurre. Il n’est pas sûr que la leçon sera retenue lors du prochain scrutin présidentiel, chacun des multiples candidats – au dernier comptage, ils étaient 37… – assurant détenir la fameuse baguette magique que Macron avait dit avoir trouvée. Mensonge qui en a fait le plus intolérant de nos présidents.
Il serait fastidieux de s’attarder sur toutes les citations apocryphes, qu’elles soient attribuées à Dostoïevski, Voltaire, De Gaulle ou bien d’autres célébrités.
FOG n’a manifestement pas vérifié son information, ce qui fait un peu désordre de la part d’un écrivain qui a tendance à beaucoup s’exprimer sur tout et n’importe quoi, que ce soit dans ses livres ou sur les plateaux télé.
Ceci étant, il n’est pas le seul folliculaire dans ce cas.
« Errare humanum est ». C’est de Sénèque, mais je ne l’affirme pas…
FOG n’est pas un écrivain, mais un journaliste-écrivain. Ça, je l’affirme sans risque d’erreur.
Quant à votre terme « folliculaire », il est insultant pour une profession sans laquelle vous ne seriez informé que par les barjots des réseaux sociaux.
Ne généralisons pas. Je ne le destinais pas à toute la profession de journaliste. J’en connais qui sont très bons. Patrick Cohen, par exemple ! 🙂
La plus belle défense de l’intelligence a été prononcée devant un phalangiste manchot par un professeur basque inclassable mais incontestablement libéral. J’imagine que Bilbao saura célébrer dignement, dans six mois, les 90 ans du discours de Salamanque…
[Nouvelles interruptions : « À bas l’intelligence ! », etc.]
“Cette université est le temple de l’intelligence et je suis son grand prêtre. Vous profanez son enceinte sacrée. Malgré ce qu’affirme le proverbe, j’ai toujours été prophète dans mon pays. Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale ; vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader, il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat. Il me semble inutile de vous exhorter à penser à l’Espagne. J’ai dit.”
(Miguel de Unamuno, 12 octobre 1936).
« Il me semble inutile de vous exhorter à penser à l’Espagne. J’ai dit. »
(Miguel de Unamuno, 12 octobre 1936). »
Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
À quoi bon agiter le passé alors que l’Espagne a tout de même réussi à panser ses plaies en sortant d’un climat de guerre perpétuelle, contrairement à notre pauvre pays, dont une faction semble s’y vautrer avec délectation pour un oui ou pour un non ?
N’était-il pas un tantinet un échappé des loges, ce monsieur qui semblait prétendre détenir le monopole de l’intelligence, mais probablement assez biaisée, si l’on en juge par d’autres comportements propres à ce genre de milieu ?
Que cherchez-vous au juste ?
Ne pas confondre vérité et exactitude.
Depuis que notre photocopieur en chef, Aliocha, a montré que la phrase citée n’était pas de Dostoïevski, c’est la curée de la bien-pensance.
L’exactitude est de nature factuelle : il est exact que la source de la phrase est fausse.
La vérité est de nature plus profonde ; ici, disons qu’elle est de nature philosophico-sociologico-politique, c’est dire son importance. 😉
Que la source soit inexacte n’empêche pas la phrase d’être d’une vérité profonde — et plus encore.
J’y reviendrai.
« La curée des bien-pensants… »
Mais bien sûr. Et vous, vous êtes un mal-pensant, ce qui serait quelque chose de bien, naturellement.
Se réclamer faussement d’un écrivain prestigieux, mentir, donc, ou simplement se tromper par paresse extrême alors qu’on est un journaliste renommé, ce n’est rien, ce n’est pas grave. Et le faire remarquer, ce serait bien pensant, c’est à dire mal pensant. Pauvre Franz-O., victime de la « curée » de ces méchants commentateurs du blog à Bilger qui vont le réduire au silence, à la ruine ainsi qu’à la mendicité.
Vous faites exploser le compteur à préjugés, à boursouflure et à vacuité, sur ce coup-là. Et cela vous a tellement fatigué que vous avez besoin d’aller vous reposer avant de nous expliquer pourquoi cette phrase est si juste – comme si ce n’était pas évident, comme si on avait besoin de vous pour cela.
Décidément, c’est le bal des cuistres, aujourd’hui. On comprend pourquoi vous entretenez avec la vérité un rapport si approximatif.
@ Robert Marchenoirle 17 novembre 2025
« Décidément, c’est le bal des cuistres, aujourd’hui. »
De la part du chef d’orchestre qui mène le bal, l’information est plaisante et parfaitement superfétatoire.
Relisez donc le billet, vous verrez que le sujet n’est pas FOG et son erreur parfaitement inutile, la phrase se suffisant à elle-même sans avoir besoin de l’autorité d’un grand auteur, la source n’apportant aucune plus-value intellectuelle.
Et c’est pour rétablir la portée de la déclaration que j’ai voulu faire la différence entre vérité et exactitude, que j’aurais pu définir également comme véracité.
Les commentaires hostiles au fond s’appuient sur la fausseté de la source pour nier la vérité de la déclaration.
Vérité que je trouve en deçà de la réalité.
Nous n’en sommes plus là, il ne s’agit plus de tolérance, mais de discrimination dite positive, par laquelle sont favorisés les défavorisés de la nature, qui ne se confondent pas toujours avec les défavorisés de la société.
Admettre dans des universités des étudiants qui ne sont pas au niveau, au motif de rétablir des quotas ethniques, est un contresens, un acte contre l’intelligence.
Vous l’avez vous-même affirmé souvent, avec des statistiques de QI plus ou moins bidonnées qui m’ont souvent fait rire.
Alors pourquoi, aujourd’hui, s’attacher à un point anecdotique – la source de FOG – plutôt que de parler du fond, qui est ce qui manque le moins, comme chacun sait… ou pas, selon qu’il est ou non cuistre.
Je vois venir une confusion entre vérité et conviction, mais peut-être que je me trompe…
Peu importe de qui est cette phrase.
Cette prédiction se vérifie mais cache le fond, car ce n’est pas l’intelligence qui est interdite, mais la spiritualité. Eh oui, encore…
La spiritualité est en effet incompatible avec la démocratie, l’Église des cancres et, pire encore, avec la religion sans spiritualité… Là, un mot de plus et je me retrouve en taule…
Vous êtes extraordinaire, chez vous vérité et opinion se confondent puisque vous êtes le détenteur de la vérité révélée.
C’est dommage de bâtir un billet sur une phrase que Dostoïevski n’a jamais écrite ! La vérité ne sort pas des livres de M. Giesbert.
Donnez-nous alors la preuve de ce que vous avancez. La vérité, c’est que vous ne savez pas vous-même ce que Dostoïevski a écrit.
« La tolérance que dénonce le prophétisme de Dostoïevski renvoie à ce que nous observons aujourd’hui, dans le grave comme dans le ridicule : un refus obsessionnel de la moindre discrimination » (PB)
Excellent et énergique billet.
« Vivre, c’est choisir, prendre parti, discriminer, s’engager sans retour – et tout nous pousse plus que jamais à nous engager, à défendre pied à pied la citadelle menacée. L’heure est à la mobilisation générale, celle où l’on bat le rappel des troupes, où l’on évalue parmi la foule le nombre de braves et d’audacieux. »
Courage ! Manuel de guérilla culturelle, de François Bousquet, éditions La Nouvelle Librairie, 2019
Oui, vivre, c’est discriminer, que ce soit un champignon comestible par rapport à un champignon toxique, le moment propice de franchir ou non un carrefour, tel ou tel mot juste, telle ou telle profession, tel ou tel domicile, tel ou tel conjoint…
Et, dans le cas particulier du conjoint, cela va très loin, car, normalement, la discrimination portera sur les quelques milliards d’autres individus peuplant la Terre entière.
Record de discrimination battu…
Bonjour,
Discriminer, mais pourquoi ? Tous les champignons sont comestibles… certains une fois.
« La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion pour ne pas offenser les imbéciles ». (Dostoïevski)
Ce que Dostoïevski ne pouvait pas savoir, à son époque, c’est qu’aujourd’hui les imbéciles disposent de l’intelligence artificielle (IA), qui leur permet de rivaliser avec les personnes intelligentes.
Si bien que, bientôt, on ne pourra plus faire la différence entre un intelligent et un imbécile.
On le constate déjà en écoutant certains discours de personnalités politiques et les éditos de certains journalistes. (Non, je ne vous dirai pas lesquels.) 🙂
Peu importe que Dostoïevski l’ait prononcée ou non. L’essentiel est la profondeur et la vérité que cette maxime exprime. La vérité importe plus que l’autorité.
Souvent les citations apocryphes sont un condensé quintessencié d’une pensée moins élaborée, survenue et dite à la dérobée, par quelqu’un de célèbre. Cette citation ne se départ pas des pensées de Dostoïevski qui l’a sans doute inspirée.
« Peu importe que Dostoïevski l’ait prononcée ou non. L’essentiel est la profondeur et la vérité que cette maxime exprime. La vérité importe plus que l’autorité. »
Vous donnez là un bel exemple de tolérance et de manque de rigueur. Ainsi, on peut s’asseoir sur la vérité en attribuant faussement une citation à un auteur prestigieux.
En revanche, vous décrétez vérité cette fausse citation, qui est une opinion tout à fait discutable.
Confondre vérité et opinion relève de la manipulation intellectuelle.
J’ai dit : que Dostoïevski l’ait ou non prononcée n’enlève rien à la justesse et à la profondeur de cette pensée, pas plus que cela n’ajoute ou ne retire quoi que ce soit à la vérité qu’elle exprime.
Cette tolérance se décline mécaniquement de nos chers principes : égalité, fraternité, universalité, et de tous les autres qui en sont des dérivés. L’égalité, toujours, écrêtera la liberté. Ces deux principes sont profondément antinomiques dans leur visée.
La tolérance poussée à son extrême, répandue universellement et uniformément dans un monde d’égaux indifférenciés et interchangeables, aboutit à son exact contraire : le conformisme, et à son pendant, l’intolérance des idiots, celle du commun qui répète tout ce qu’il a entendu pour consolider son appartenance au groupe ; celle qui fleurit sur à peu près tous les plateaux télévisés, les médias d’opinion, jusque dans l’édition, qu’ils soient de droite, de gauche, du centre, ou même aux extrêmes.
D’abord, les sociétés exagérément et maladivement tolérantes se liquéfient entièrement. Puis elles se coagulent autour de nouveaux principes intransigeants qui répriment toute contestation. La boucle est bouclée. L’excès de tolérance aboutit à de nouvelles formes d’intolérance, non dites, larvées, non reconnues, inavouées.
C’est grâce à une exploitation intelligente de cette règle que les habiles prospèrent et que les princes du monde mènent les peuples où ils veulent.
L’homme libre, lui, vit seul et détaché parmi les hommes, en parfait accord avec lui-même, et passe l’essentiel de sa vie à discriminer, c’est-à-dire à distinguer, parce qu’il lui est aussi nécessaire que l’air qu’il respire d’objectiver le monde avec lucidité, tandis que le troupeau humain a besoin de se réchauffer, de se rassurer, de se rassembler, et de l’illusion de vivre harmonieusement : en paix, en sécurité, à l’abri de toute menace.
À cette phrase : « La tolérance atteindra un tel niveau que les personnes intelligentes seront interdites de toute réflexion pour ne pas offenser les imbéciles », qui n’est pas de Dostoïevski mais ouvre le chapitre que FOQ consacre aux États-Unis, je préfère les mots qui le ferment. Recueillis auprès de Norman Mailer, ils s’adressent aux Européens :
« Après avoir fait l’Histoire, vous n’avez plus qu’une seule envie : vous reposer. Vous ne croyez plus en rien, même pas en vous. C’est peut-être pour mieux supporter vos doutes sur votre avenir que vous êtes affligés, surtout vous, les Français, d’un stupide complexe de supériorité. »
Soyons précis, s’il vous plaît :
https://www.guichetdusavoir.org/question/voir/132488
Excellente référence, et signe d’une dérive plus générale qui se constate depuis un certain temps déjà : même des journalistes renommés, voire des écrivains, prennent désormais pour argent comptant des trucs qu’ils ont lus au hasard sur Internet sous la plume d’un anonyme complet… lequel l’a lui-même recopié d’un autre… à l’extrémité d’une chaîne qui s’étend à perte de vue.
Les pseudo-citations à tendance proverbiale ont la part belle dans cette dégradation de la rigueur. Puisque Dostoïevski l’a dit, alors c’est que c’est vrai, et cela fait de moi un être d’une culture exquise puisque ça prouve que je connais par coeur l’oeuvre de la grande marque en question.
La funeste tendance française à la cuistrerie et au lâcher de noms intempestif fait le reste. Si vous voyez une citation particulièrement bien tournée, partez du principe qu’elle est fausse et vérifiez.
S’y ajoutent, hélas, les citations authentiques mais éculées. Le prochain éditorialiste qui fait son intéressant avec les vertus chrétiennes devenues folles me fera cinquante fois le tour du plateau télé à cloche-pied.
”Le prochain éditorialiste qui fait son intéressant avec les vertus chrétiennes devenues folles me fera cinquante fois le tour du plateau télé à cloche-pied”
Ce que vous pouvez être drôle par moment !!!